31/08/2026
On ne le dit pas assez. Ou on ne le dit pas du tout....
Le burn-out du praticien existe. Je ne parle pas du burn-out du salarié, épuisé par son manager ou qui ne trouve plus de sens à ce qu'il fait.
Celui-là est plus sournois, plus honteux. Parce qu'on est censé savoir ! C'est notre métier.
On écoute les corps des autres.
On accompagne les épuisements des autres.
On parle de système nerveux, de régulation, de mémoires figées.
Et pendant ce temps, le nôtre nous oblige à ralentir, s'arrêter.
Dans notre milieu, on entend ça :
"Si tu n'y arrives pas, c'est une question d'énergie."
"Tu n'y crois pas assez. Tu te sous valorises."
"Tes croyances limitantes t'empêchent d'avancer."
"Les gens ont de l'argent, ils choisissent leurs priorités."
Alors on y croit et on paie des formations en communication. On s'épuise sur les réseaux.
On s'abonne à des tonnes d'astuces.
On se dit qu'on n'est pas assez bonne.
Et on continue quand même, parce qu'on aime ce qu'on fait. Parce qu'on y croit. Parce qu'arrêter ressemblerait à un aveu d'échec.
Ce que je comprends aujourd'hui :
S'acharner à 100% sur une activité libérale n'est pas de la persévérance. Pas pour moi, en tout cas.
C'est de l'épuisement qu'on appelle autrement. 💫
La suite en Ep.3. 👇🏻
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