05/09/2026
P O U P É E T É N É B R E U S E | On la regarde et on croit voir une poupée.
Un visage lisse, une bouche sage, des traits de porcelaine. Mi-poupée, mi-statue — quelque chose qui semble avoir été fait pour être posé sur une étagère et admiré de loin. C’est exactement le piège. Parce que sous cette apparence douce, il y a une âme puissante. Une force qui ne fait pas de bruit mais qui tient debout à travers les tempêtes.
Les larmes noires ne sont pas de la tristesse.
Ou en tous cas, pas seulement. Ce sont des larmes qui coulent parce que quelque chose a été traversé. Une façon de se purifier après une épreuve. Pleurer demande parfois du courage, et nécessite d’être encore assez vivant pour se faire face. C’est un trop-plein qui trouve enfin une sortie.
Et puis, au creux de l’épaule, la chrysanthème.
Fleur du soleil, fleur de longévité. Celle qui s’ouvre quand les autres se referment, qui fleurit t**d dans la saison, quand le froid arrive et que le jardin abdique. Elle ne fleurit pas malgré l’automne : elle fleurit parce que c’est son moment. Une vitalité obstinée.
Sous elle, les runes.
Protection. Santé. Ces tracés anguleux qui viennent structurer la composition comme une ossature invisible — la partie du dessin qui devient à la fois bouclier et pilier.
Merci pour ta confiance 🖤
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