13/08/2026
🥕 Derrière ce placard rempli de bocaux se cache une histoire de famille… et un peu d'organisation pour toute l'année.
Ces bocaux me font penser à mes grands-parents.
Mon grand-père maternel faisait ses conserves chaque été. Ma grand-mère paternelle faisait un couscous comme personne ; un voyage dans son Tunis natal.
J'ai encore le goût de ces plats en tête.
Depuis quelques années, j'ai créé mon propre rituel.
Chaque été, dans mon Auvergne de cœur, je retourne chez une paysanne que j'ai choisie il y a quelques années pour ses légumes. Des légumes vraiment savoureux, qui ont pour moi le goût de l'enfance.
J'achète de quoi préparer environ 25 bocaux de ratatouille et 15 bocaux de couscous pour l'année.
Et puis on passe une journée en famille à éplucher, couper, cuisiner, remplir les bocaux… avant de les stériliser.
J'aime cette journée. Elle me rappelle celles de mes grands-parents et toutes ces heures passées à préparer les réserves pour les mois à venir.
Une année sur deux, notre terrain nous donne aussi beaucoup de pommes. Alors elles deviennent des compotes et viennent remplir quelques bocaux de plus.
Et tout au long de l'année, les lundis ou jeudis, qui sont souvent nos journées les plus chargées, on ouvre un bocal.
Un peu de riz ou de semoule, parfois des œufs, une merguez ou une chipolata de notre éleveur des Yvelines… et le repas est prêt.
Ces bocaux ne sont pas là parce que j'ai le temps de cuisiner tous les soirs. Ils sont là précisément parce que certains soirs, je n'ai pas le temps.
Et finalement, c'est aussi ça que j'aime dans cette façon de faire : prendre le temps quand on l'a, pour se faciliter la vie quand on en a moins.
En tant que diététicienne, je trouve que c'est une jolie illustration de ce que j'aime transmettre : une alimentation qui trouve sa place dans la vraie vie.
Avec du fait maison, des produits que l'on aime, un peu d'anticipation… et surtout beaucoup de plaisir.