02/06/2026
**** Pourquoi donner un CMV par cure est une totale ineptie.
L'alimentation de l'équidé domestique moderne constitue l'un des défis majeurs de la médecine vétérinaire et de la nutrition agronomique contemporaine, depuis sa domestication le cheval a subi des modifications drastiques de son environnement, de son mode de vie et de son écologie nutritionnelle.
L'herbivore nomade, conçu par l'évolution pour parcourir de vastes étendues et ingérer en continu une multitude d'espèces végétales pauvres en énergie mais riches en diversité minérale, se retrouve aujourd'hui sédentarisé.
Confiné sur des pâturages aux surfaces réduites ou dans des boxes, le cheval moderne dépend d'une alimentation dictée par les contraintes agricoles de rendement, dans ce contexte de sédentarisation et d'intensification agricole, la nécessité de supplémenter la ration de base (herbe et foin) par un Complément Minéral et Vitaminé (CMV) fait l'unanimité au sein de la communauté scientifique.
Cependant, une pratique tenace, largement répandue parmi les propriétaires et certains professionnels de la filière équine, consiste à administrer ces compléments sous forme de "cures" ponctuelles, malheureusement cette approche discontinue, souvent héritée de traditions empiriques, d'un anthropomorphisme nutritionnel ou d'une transposition inadéquate des principes de la phytothérapie humaine, repose sur une incompréhension profonde de la physiologie digestive de l'équidé, de l'homéostasie des oligo-éléments, et de la réalité agronomique des fourrages actuels.
L'analyse exhaustive de la littérature scientifique, des données agronomiques des instituts de recherche (INRA, IFCE, AFPF, Agroscope) et des mécanismes biochimiques cellulaires permet de déconstruire cette croyance.
Ce rapport démontre, par une approche systémique intégrant l'agronomie, la physiologie de l'absorption et la clinique vétérinaire, pourquoi la distribution d'un CMV par cure saisonnière constitue une véritable aberration physiologique, et pourquoi seule une supplémentation journalière, continue et rigoureusement calculée, est en mesure de préserver l'intégrité métabolique du cheval.
** La réalité agronomique, l'effondrement du sol.
Le postulat fondamental justifiant une supplémentation continue réside dans l'incapacité de l'alimentation de base à couvrir les besoins d'entretien du cheval, le régime naturel du cheval repose sur les fourrages, qui doivent représenter au minimum 15 % à 18 % de la ration globale, les références scientifiques récentes recommandant une proportion comprise entre 1,5 % et 3 % du poids vif en quantité de matière sèche (MS) pour garantir une santé digestive optimale.
Le foin constitue par conséquent le socle inamovible de l'alimentation équine durant la majeure partie de l'année, voire toute l'année pour les chevaux confinés.
Or, la composition de ce fourrage est soumise à des variations agronomiques sévères.
** État des lieux des carences fourragères en France et en Europe.
De nombreux facteurs liés aux caractéristiques physico-chimiques des sols font varier la quantité d'oligo-éléments disponibles pour les plantes fourragères, afin de quantifier ces variations, l'Association Française pour la Production Fourragère (AFPF) a mené des enquêtes nationales de grande ampleur, analysant plus de 1500 échantillons de fourrages prélevés à travers 48 départements, avec des dosages effectués par spectrophotométrie d'absorption atomique.
Les résultats de ces analyses révèlent une pauvreté structurelle et endémique des sols et des récoltes.
L'étude met en évidence que 96 % des foins de première coupe présentent des teneurs en cuivre (Cu) et en zinc (Zn) inférieures aux seuils de prévention de la carence animale.
Alors que les normes internationales et les recommandations de l'INRA fixent les besoins d'entretien du cheval aux alentours de 25 mg/kg de matière sèche (MS) pour le cuivre et de 80 à 100 mg/kg MS pour le zinc, les foins récoltés en France affichent des teneurs moyennes dramatiquement basses, gravitant souvent autour de 7 à 8 mg/kg MS pour le cuivre.
Les carences possibles en manganèse (Mn) concernent environ 20 % des foins, mais sont exacerbées sur les sols de nature calcaire, où le pH élevé bloque l'assimilation radiculaire de cet oligo-élément par la plante.
Le sélénium (Se), essentiel pour ses propriétés antioxydantes, présente également des déficits chroniques répartis de manière homogène sur l'ensemble du territoire français.
Ces carences ne sont pas l'apanage exclusif de la France, une étude menée par l'Institut des sciences en production animale (Agroscope) en Suisse portant sur 188 échantillons d'herbe prélevés entre 2008 et 2011, a exploré l'impact de la composition botanique, du cycle de végétation et de la technique de récolte sur les teneurs minérales.
Les résultats démontrent que la recherche de rendements zootechniques élevés a transformé la flore des prairies au détriment de leur richesse minérale, les prairies dominées par le ray-grass espèce hautement productive et très courante dans les pâturages pour chevaux, affichent des teneurs en cuivre inférieures de 10 % et en manganèse inférieures de 47 % par rapport aux prairies diversifiées.
** L'impact de la fenaison et des cycles de végétation.
La préparation des fourrages conservés altère encore davantage ce profil minéral déjà appauvri, l'étude d'Agroscope indique que le vieillissement de la plante sur pied réduit progressivement et drastiquement ses teneurs en cuivre, en manganèse et en zinc, particulièrement durant les stades précoces de développement.
Le premier cycle de végétation (la première coupe, souvent privilégiée pour les chevaux) présente d'ailleurs des teneurs en cuivre, manganèse et zinc réduites respectivement de 37 %, 19 % et 15 % par rapport aux repousses (regains).
Les techniques mécaniques de récolte jouent également un rôle paradoxal, une coupe très basse augmente significativement la concentration de certains minéraux dans le fourrage
(jusqu'à +96 % pour le fer et +95 % pour le cobalt), mais cette augmentation est un artefact agronomique, elle s'explique presque exclusivement par la contamination du fourrage par les particules de terre (silice) lors du passage de la faucheuse.
L'analyse révèle également une dynamique de dilution et de perte systématique, la plante moderne poussant rapidement sur des sols souvent épuisés ou contraints par leur pH, ne parvient plus à extraire et à concentrer les oligo-éléments à des niveaux physiologiquement pertinents pour le cheval.
Puisque la ressource fondamentale de l'équidé (le foin) présente un profil carencé de manière chronique et continue tout au long de l'année, apporter un correctif minéral sur une fenêtre de "cure" relève de l'absurdité mathématique.
Pendant les phases “hors cure” l'organisme de l'animal est contraint de fonctionner en situation de déficit d'apport.
** Biochimie de l'absorption et illusion du stockage à long terme.
L'argumentaire soutenant l'utilisation des CMV par "cures" repose presque intégralement sur l'hypothèse selon laquelle le cheval serait capable, lors d'un apport ponctuel de constituer des réserves hépatiques, osseuses ou adipeuses suffisantes pour traverser les périodes de non-supplémentation.
La biochimie métabolique infirme catégoriquement cette théorie.
* Les mécanismes de transport intestinal et les métallothionéines.
L'absorption des oligo-éléments au niveau de la barrière entérocytaire (la paroi de l'intestin grêle) n'est pas un processus passif et illimité, les mécanismes impliqués varient selon la forme physico-chimique du métal.
L'absorption repose majoritairement sur un transport actif ou passif médié par des transporteurs protéiques membranaires, les métaux peuvent être complexés à des acides aminés (comme le cuivre lié à l'histidine) ou substitués (comme le sélénium avec la méthionine), utilisant alors ces transporteurs organiques comme vecteurs d'entrée dans la cellule.
Cependant, l'organisme équin a évolué pour se prémunir contre la toxicité des métaux lourds physiologiques (zinc, cuivre), lorsqu'un afflux soudain et massif de minéraux inonde la lumière intestinale ce qui se produit typiquement lors d'une "cure", les cellules de la muqueuse intestinale déclenchent un mécanisme de défense par séquestration.
La fonction première de ces métallothionéines est de fixer et de séquestrer les atomes excédentaires (notamment le zinc et le cuivre) directement à l'intérieur de la cellule intestinale, empêchant ainsi leur passage dans la circulation sanguine systémique.
Le minéral est littéralement piégé sur le lieu même de son absorption, or les entérocytes ont une durée de vie extrêmement courte (quelques jours au maximum) avant de mourir et de desquamer, lorsqu'ils se détachent de la paroi pour tomber dans la lumière digestive, ils emportent avec eux les métallothionéines et les minéraux séquestrés, qui finissent excrétés
dans les crottins.
Ce mécanisme cellulaire ruine le concept même de la cure de stockage, imposer une dose massive de minéraux sur une courte période provoque une saturation rapide des récepteurs et une réponse de séquestration entérocytaire, le cheval n'emmagasinera pas cet excédent pour les mois à venir il l'éliminera fécalement pour protéger son intégrité cellulaire, rendant l'investissement financier et physiologique de la cure largement inutile.
La biologie de l'absorption exige des apports faibles, réguliers et quotidiens pour saturer les voies de transport sans déclencher la synthèse des protéines de séquestration.
** L'homéostasie hépatique et le mirage des analyses sanguines.
La régulation de la concentration des minéraux dans le sang (l'homéostasie) est vitale, le plasma sanguin ne représente qu'un véhicule de transit, maintenant des concentrations constantes pour assurer la survie des organes cibles.
C'est pourquoi les analyses de sang, souvent réclamées par les propriétaires pour justifier ou vérifier le besoin d'une cure, sont des outils de diagnostic extrêmement limités et souvent trompeurs pour l'évaluation du statut en oligo-éléments.
Le foie constitue le principal organe de stockage pour le cuivre et le zinc chez le cheval, dès que la ration quotidienne devient déficitaire en oligo-éléments (c'est-à-dire le lendemain de l'arrêt d'une cure de CMV), le cheval puise instantanément dans ses réserves hépatiques pour maintenir des concentrations sanguines physiologiques normales.
* Le laboratoire ELCDF, spécialisé dans le dosage des oligo-éléments chez les herbivores a modélisé la cinétique de la déficience minérale en trois stades distincts :
- La déficience marginale (stade subclinique) : L'apport alimentaire est insuffisant, le pool sanguin baisse de manière imperceptible car le corps mobilise les réserves du foie. Le fonctionnement global est encore assuré, et aucun signe n'est visible sur l'animal à ce stade une analyse sanguine classique sera interprétée comme "dans les normes".
- Le dysfonctionnement : L'épuisement hépatique s'accentue, la baisse sanguine se poursuit subtilement, et les fonctions enzymatiques hautement dépendantes de l'oligo-élément (immunité, réparation cutanée, synthèse du collagène) commencent à être compromises. Des signes insidieux apparaissent chez les individus les plus sensibles.
- La maladie clinique : La carence est désormais profonde, les réserves hépatiques sont taries et les manifestations cliniques pathologiques éclatent au grand jour, les performances s'effondrent, et le sang révèle enfin, très tardivement, la carence.
Un premier bilan de plus de 200 analyses sanguines de routine montre d'ailleurs que pour le cuivre, seuls 12 % des herbivores affichent des valeurs optimales, tandis que 71 % sont en état de carence marginale (réserves hépatiques en cours d'épuisement silencieux) et 17 % en carence clinique sévère.
Se fier à une prise de sang annuelle rassurante pour décider de complémenter ou pas est une erreur de raisonnement, lorsque le plasma équin affiche un manque de cuivre ou de zinc, cela certifie que le foie est vide depuis plusieurs mois et que l'animal est déjà
en état de souffrance cellulaire.
** Les interactions compétitives et l'antagonisme intestinal.
Le métabolisme des minéraux est régi par un réseau complexe d'interactions et d'antagonismes compétitifs, un équilibre précaire régit l'absorption ou la surabondance d'un élément bloque mécaniquement et chimiquement l'absorption d'un autre.
Le fer (Fe) illustre parfaitement ce phénomène, il n'existe pratiquement aucune carence naturelle en fer chez le cheval, car les sols, les fourrages et même l'eau de boisson en fournissent des quantités massives, souvent très excédentaires.
Des supplémentations abusives sous forme de cures "boosters" riches en fer chez les chevaux de sport ou de loisir saturent les sites d'absorption intestinaux, l'excès de fer agit comme un antagoniste puissant, bloquant purement et simplement l'assimilation du zinc et du cuivre, et pouvant s'avérer toxique à terme.
Il en va de même pour la relation intime entre le cuivre et le zinc, un excès de zinc interfère avec l'absorption du cuivre dans l'intestin grêle, pouvant conduire à une carence secondaire en cuivre malgré des apports théoriquement suffisants et entraînant un risque d'hémolyse et d'altération du tissu conjonctif.
Les nutritionnistes recommandent impérativement de maintenir un ratio Cuivre/Zinc (Cu/Zn) situé aux alentours de 0,25 à 0,33 (ce qui correspond à un ratio Zn/Cu de 3:1 à 4:1, et jusqu'à 5:1 selon l'âge et l'activité) dans la ration globale.
L'apport d'un CMV discontinu bouleverse l'architecture de ces ratios, administrer une dose de charge de zinc lors d'une cure printanière va bloquer l'absorption du peu de cuivre présent dans le foin. Une fois la cure terminée, les antagonismes naturels du foin (excès de fer, excès de calcium) reprennent le dessus et bloquent à nouveau le zinc et le cuivre.
Seul un apport régulier, quotidien, et équilibré permet de maintenir ces ratios fragiles (Cu/Zn, Ca/P) constants dans la lumière digestive à chaque repas, lissant ainsi les effets de compétition.
- Le refus de distribuer un CMV en continu précipite le cheval dans un cycle de subcarences chroniques, celles-ci engendrent une multitude de pathologies insidieuses et de dysfonctions physiologiques.
** Les dangers des alternatives inadaptées.
Face à la complexité des apports minéraux, l'industrie et les habitudes ont fait émerger des pratiques prétendument compensatoires, qui s'avèrent dangereuses ou inefficaces lorsqu'elles remplacent un apport journalier mesuré de CMV.
- Le leurre des blocs à lécher mélassés.
L'une des méthodes les plus communes pour "laisser le cheval gérer ses carences" consiste à placer des seaux ou des blocs à lécher (contenant des minéraux liés par de la mélasse de sucre) en libre-service dans la pâture, les agronomes et vétérinaires s'accordent à déconseiller fermement cette approche pour couvrir les besoins en oligo-éléments.
Si l'équidé possède un instinct de régulation très fin pour le chlorure de sodium (ce qui justifie de lui laisser une pierre à sel pur et blanc en permanence), il ne possède absolument aucun capteur biologique lui indiquant qu'il manque de zinc ou de sélénium de fait la consommation du seau minéral mélassé est dictée uniquement par la gourmandise (l'appétence du sucre résiduel) ou par l'ennui.
Dans un troupeau la hiérarchie et le comportement individuel faussent la donne, certains chevaux gloutons vont surconsommer le bloc s'exposant à des toxicités (le sélénium devenant toxique à 3 ppm, et le fluor devenant toxique dès 50 ppm).
À l'inverse, les chevaux dominés ou peu attirés par le sucre n'y toucheront jamais, restant en état de subcarence.
Le CMV ne peut pas être un aliment récréatif, c'est un correcteur rationnel qui doit être pesé et distribué individuellement.
- La sous-utilisation des aliments concentrés dits "complets".
De nombreux propriétaires justifient l'absence de CMV continu par l'utilisation de granulés ou de floconnés industriels "complets" enrichis en vitamines, s'il est incontestable que ces aliments contiennent un prémix minéral, leur formulation est calquée sur une "dose de recommandation" volumineuse.
Par exemple, si un fabricant incorpore les apports journaliers requis dans 4 kg de son aliment pour un cheval de sport, mais que le cheval, par tendance à l'embonpoint, ne reçoit qu'une ration restreinte d'1 kg par jour, il ne recevra mathématiquement qu'un quart de ses besoins vitaux en cuivre, zinc, sélénium et vitamines.
Le cheval sera alors sous-nourri sur le plan métabolique tout en ingérant des calories, dans ce scénario très fréquent, l'ajout continu d'un CMV pur (sans apport calorique majeur) est indispensable pour équilibrer la fraction manquante de la ration.
** Soyons objectif
L'élaboration d'une ration minérale ne relève pas de l'improvisation saisonnière, mais exige une méthodologie scientifique stricte reposant sur trois piliers, la détermination du besoin quantitatif, l'analyse de la ressource fourragère, et la sélection de formes moléculaires hautement biodisponibles.
** La qualité d'un CMV à distribution continue se juge à la structure moléculaire de ses composants, tous les minéraux ne se valent pas dans la lumière intestinale.
- Les minéraux inorganiques (sulfates, oxydes) sont peu coûteux à produire mais se
dissocient rapidement dans l'estomac, libérés sous forme d'ions libres, ils sont massivement victimes des antagonismes (bloqués par le calcium ou le fer) et ont un taux d'absorption global très faible. À forte dose (comme dans une cure), ils sont très irritants pour la muqueuse gastrique.
- Les minéraux organiques (chélates) l'ion métallique (le Zinc ou le Cuivre) est lié chimiquement à une molécule organique, généralement un acide aminé comme la glycine ou la méthionine.
Cette "carapace" moléculaire protège l'oligo-élément des interactions électriques et des compétiteurs dans le tractus digestif, le minéral chélaté est absorbé activement et très efficacement par les voies de transport des protéines.
Une supplémentation continue utilisant des complexes minéraux organiques permet d'utiliser des dosages globaux plus faibles, évitant ainsi la saturation toxique et le déclenchement des métallothionéines de séquestration, tout en assurant une recharge cellulaire lente, profonde et ininterrompue.
** Conclusion
Le concept d'une complémentation minérale et vitaminique (CMV) par "cures" de quelques semaines est une aberration agronomique, biochimique et vétérinaire.
Cette pratique illusoire repose sur une totale méconnaissance de l'homéostasie équine et de la pauvreté structurelle de l'alimentation moderne.
Les arguments physiologiques réfutant la cure sont accablants, l'organisme de l'équidé taillé par l'évolution pour assimiler de micro-quantités de minéraux en continu sur 15 heures de pâturage quotidien, ne possède pas les mécanismes pour absorber, gérer et stocker durablement des doses massives et épisodiques.
Les apports brutaux saturent les voies d'absorption et déclenchent la synthèse de protéines de séquestration intestinale (métallothionéines), entraînant l'excrétion fécale pure et simple de l'investissement nutritionnel.
En parallèle, les périodes “Hors cure” vide silencieusement les réserves hépatiques.
Ce déficit chronique subclinique prépare le terrain aux pathologies à la fois immunitaires (dermatophilose, effondrement de la barrière cutanée), structurelles (faiblesse tendineuse, ostéochondrose des poulains en gestation), oxydatives (myopathies) et phénotypiques (poil carencé et décoloré au moment de la mue).
Une cure ne rattrapera jamais la genèse d'un poil de mauvaise qualité fabriqué en plein hiver, ni la perte d'intégrité du cartilage foetal.
* La nutrition équine n'est pas une thérapie, mais une ingénierie du maintien de l'équilibre, face à des rations de base (foin, herbe de rendement, céréales) structurellement déséquilibrées en macro-éléments (ratio Ca/P) et vidées de leurs vitamines et oligo-éléments par les contraintes agricoles, l'apport d'un CMV adapté est une stricte nécessité quotidienne.
* Seule une supplémentation mesurée, continue, et hautement biodisponible (chélates) respecte la dynamique métabolique du cheval et garantit la préservation de son intégrité
tissulaire et de ses performances tout au long de sa vie.
* La "cure" de CMV n'a aucune justification scientifique et doit être reléguée au rang de mythe obsolète.
Sources des citations
1. Minéraux et vitamines - équipédia - IFCE, https://equipedia.ifce.fr/elevage-et-entretien/alimentation/nutrition-et-ration/mineraux-et-vitamines
2. LES DANS OLIGO ÉLÉMENTS LES FOINS EN FRANCE - AFPF https://afpf-asso.fr/index.php?download=616&token=c16b0ba6e27c1efb0d74a94026afe433
3. Les oligo-éléments dans les foins en France - Association Francophone pour les Prairies et Fourrages - AFPF, https://afpf-asso.fr/article/les-oligo-elements-dans-les-foins-en-france
4. OLIGO ÉLÉMENTS ET QUALITÉ DES FOURRAGES: INFLUENCE DE LA FUMURE MINÉRALE - AFPF https://afpf-asso.fr/index.php?download=655&token=c16b0ba6e27c1efb0d74a94026afe433
5. 20130103. Teneur en oligo-éléments des fourrages – 3R https://journees3r.fr/textes3r/20130103-teneur-en-oligo-elements-des-fourrages/
6. 2 - Métabolisme et physiologie des oligo-éléments - archives de l'UNESS, https://archives.uness.fr/sites/campus-unf3s-2014/nutrition/enseignement/nutrition_11/site/html/2.html
7. Zinc Status of Horses and Ponies: Relevance of Health, Horse Type, S*x, Age, and Test Material - PMC https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10144230/
8. Zinc and copper deficiency in horses – key trace elements essential for health, coat quality, and hoof condition - Equibiotic https://equibiotic.com/en/blog/zinc-and-copper-deficiency-in-horses-key-trace-elements-essential-for-health-coat-quality-and-hoof-condition/
9. Copper, Zinc and Manganese Concentrations in Equine Liver, Kidney and Plasma - PMC https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC1680255/
10. Les dosages des oligo-éléments et interprétation chez les ruminants et les chevaux | Eurofinshttps://cdnmedia.eurofins.com/european-west/media/12151533/dosage-des-oligo-%C3%A9l%C3%A9ments-chez-les-ruminants-et-chevaux.pdf
11. Les minéraux pour les chevaux : besoins, rôles, carences et suppléments | Mad Barn, https://madbarn.ca/fr/les-mineraux-pour-les-chevaux/
12. Zinc for Horses – Benefits, Deficiency Signs, and Safe Supplementation - Stance Equitec, https://stanceequitec.com.au/article/zinc
13. Top 7 Nutrient Deficiencies in Horses – [Signs & Symptoms] | Mad Barn https://madbarn.com/nutrient-deficiencies-in-horses/
14. La robe des chevaux : comment prévenir une décoloration et maintenir un pelage
en santé, https://madbarn.ca/fr/la-robe-des-chevaux/
15. La gale de boue chez les chevaux : causes, symptômes et traitements - Mad Barn, https://madbarn.ca/fr/gale-de-boue-chez-les-chevaux/
16. Les minéraux sont-ils indispensables ? | Hypona, consulté le juin 2, 2026, https://www.hypona.ch/fr/fachartikel/les-mineraux-sont-ils-indispensables