29/05/2026
Le contact direct avec les arbres et la terre fait l'objet d'un intérêt croissant en médecine intégrative et en neurosciences depuis une vingtaine d'années.
La pratique du grounding, ou earthing, repose sur le principe que la surface de la Terre porte une charge électrique négative légère. Lorsque le corps humain entre en contact direct avec le sol nu — pieds nus sur l'herbe, la terre ou le sable — des électrons sont transférés vers le corps, ce qui aurait un effet neutralisant sur les radicaux libres impliqués dans l'inflammation chronique.
Plusieurs études publiées dans des revues de biophysique ont mesuré une réduction du cortisol salivaire, une amélioration de la variabilité de la fréquence cardiaque et une diminution des marqueurs inflammatoires chez des sujets pratiquant le grounding régulièrement.
Le contact avec l'écorce des arbres, pratiqué dans la sylvothérapie japonaise appelée Shinrin-yoku, stimule quant à lui la production de cellules NK, les lymphocytes naturellement tueurs impliqués dans l'immunité.
Vingt minutes pieds nus dans un jardin ou une forêt représentent l'une des interventions les plus simples et les moins coûteuses pour soutenir le système nerveux.