17/06/2026
Cette semaine, j’ai accompagné une personne polyhandicapée en accueil de jour pour une séance de massage adapté.
Lorsque je suis venue la chercher, elle m’a regardée droit dans les yeux.
Et un immense sourire s’est dessiné sur son visage, très expressif, lumineux.
Puis nous avons pris le chemin de la salle, tout en douceur.
Au début de la séance, il y avait encore cette présence, cette attention.
Puis, progressivement, j’ai senti son corps évoluer.
Les traits de son visage se sont relâchés.
Sa respiration est devenue plus calme.
Des soupirs sont apparus, comme si elle pouvait enfin déposer quelque chose.
Peu à peu, une détente profonde s’est installée… jusqu’à l’endormissement.
Un sommeil paisible, profond, comme un vrai relâchement.
À la fin de la séance, je l’ai raccompagnée à l’accueil de jour.
Et c’est là que le contraste m’a particulièrement touchée.
Le sourire avait changé.
Ce n’était plus le même sourire qu’au départ.
C’était un sourire plus doux, plus calme… ce que j’appelle souvent un “sourire aux anges”.
Un visage apaisé, détendu, profondément serein.
Tout au long du trajet dans les couloirs, ce sourire ne l’a pas quittée.
Une éducatrice nous a croisées et m’a dit simplement :
“Oui, ça se voit qu’elle se sent vraiment bien.”
Ce contraste m’a profondément touchée.
À cet instant, j’ai ressenti beaucoup de douceur et de sens dans ce que je fais.
Dans ces moments-là…
Derrière le handicap, il y a une personne qui ressent, qui vit, qui réagit.
Dans ces instants, je ne vois plus le handicap.
Je vois une personne qui profite pleinement d’un instant de douceur.
Qui sourit.
Qui se détend.
Qui se laisse porter.
Et c’est exactement pour cela que j’aime ce que je fais. ?
Amélie
À l'écoute avec cœur et mains