06/09/2026
À quel point, chez vous, ce désir de briller ou cette terreur d’être éteint confère un goût amer à votre environnement de travail ?
Plus les postes sont prestigieux et bien rémunérés, plus ils sont convoités, plus les comportements malveillants semblent légitimes.
Cynisme et mépris, harcèlement et colportage de ragots, manipulation ; l’antipathie que suscite une personne ou le degré de pouvoir social qu’elle possède libère chez ses pairs, d’insoupçonnées ressources en matière de médisance.
Le fait de médire sur autrui et d’obtenir de l’attention lorsqu’on le fait apporte un sentiment de connexion sociale et d’appartenance à un groupe.Sur le plan émotionnel, discuter des faiblesses ou des erreurs des autres peut procurer un sentiment sécurisant sur ses capacités.
Enfin, les commérages servent aussi à briser la monotonie en apportant une forme de divertissement qui soulage les tensions.
On en a fait tant de films, écrit tant de livres que personne ne peut ignorer ce qu’est l’humain lorsque qu’il convoite le pouvoir.
C’est consigné dans toutes les pages de notre histoire, de tout temps les hommes se sont empoisonnés l’un et l’autre, entre rivaux, entre frères ; c’est une histoire aussi ancienne que l'humanité.
Ces comportements instinctifs n’apportent rien de positif, dénigrer et calomnier sont des pratiques malsaines et n’apportent qu’un bref soulagement.
Si vous ressentez de l’envie envers un collègue en particulier, la première chose à faire sera de l’admettre, ensuite de comprendre ce qui vous pousse à agir contre vos valeurs. En d’autres mots, il faudra dans un premier temps penser, et ensuite agir en conséquence.
Pensez aux émotions que vous procure cette rivalité.
• Ressentez-vous de la fatigue, de la colère, de l’envie ? Est-ce que vous souhaitez continuer à vivre avec ces émotions ?
• Que faites-vous de vos convictions lorsque vous luttez de toutes vos forces pour néantiser quelqu’un ?
• Est-ce que votre valeur est réellement menacée par la réussite d’autrui ?
• Est-ce que votre valeur est menacée lorsque vous médisez ?
• Est-ce que ce qui en découle vaut la peine d’être vécu ? Tous les jours de votre vie ?
• Que pensez-vous des personnes qui savent rester discrètes et modérées dans leurs propos ?
Pensez à ces personnes qui siègent là où tous convoitent leur place, dans la peur constante d’être illégitimes, jugés pour leur incompétence, dans la crainte du mépris qui les plongeront dans le doute, dans la crainte permanente de perdre leur statut.
À leurs pieds, d’autres êtres envieux dont ils ne connaîtront jamais les intentions véritables, se demandant comment ils sont perçus, se demandant si cette quête de reconnaissante est vraiment celle qui les rend heureux.
Triste vie que celle de ceux qui confondent le bonheur et le pouvoir.
Triste routine quotidienne, de se rendre là chaque jour et de contribuer à une ambiance délétère.