01/06/2026
Lorsque des enfants ou des femmes trouvent la force de parler, ce sont eux (elles) qui se retrouvent sur le banc des accusés !! On dissèque leurs vies, leurs intentions, leurs silences, leurs souvenirs. On les traite de menteurs(ses), de manipulateurs(trices), d'opportunistes. Comme si dénoncer était plus grave que ce qui était dénoncé. Car aujourd'hui, les victimes risquent davantage en parlant que les adultes ou les puissants qui sont mis en cause ! Il faut que la honte change de camp définitivement !
Pour revenir aux émotions, contrairement à la culpabilité qui porte sur une faute commise, la honte touche à l’image de soi, à la perception de sa propre valeur ou de son intégrité aux yeux des autres et de soi. La honte survient lorsque l’individu perçoit une menace pour son image sociale ou son estime personnelle. Elle touche profondément à l'identité personnelle et donne le sentiment d'être indigne... La honte touche à ce que nous sommes, la culpabilité touche à nos actions et à nos actes.
La honte peut être déclenchée par une multitude de situations : un échec, une humiliation publique, une transgression de normes sociales, ou même l’anticipation d’un jugement négatif. Elle joue un rôle socialisant en incitant l’individu à respecter les normes du groupe. Mais elle peut être aussi persister bien après l’événement déclencheur en s’installant profondément comme un sentiment d’indignité intériorisé (en lien avec des traumatismes, des abus, ou des situations d’humiliation répétées).
La honte a de nombreuses conséquences majeures sur la santé mentale et physique : troubles anxieux (phobie sociale, TOC), dépression (sentiment d’indignité, rumination, idées suicidaires), troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie), somatisations (douleurs chroniques, troubles digestifs, insomnies), troubles de la personnalité (état limite, personnalité évitante), etc. Voir moins