01/04/2022
Escalader des montagnes...
Des fois, on est comme au pied du mur,
La montagne nous semble impossible à gravir.
Désespoir, impuissance, ras-le-bol absolu.
Les pensées tournent en boucle,
Les émotions nous dévastent.
On "dépérit" mais on continue de tenir....comme on peut....
On est épuisés, fatigués, submergés.
Fatigués de se battre,
Fatigués de subir.
C'est TROP !!
On a tous vécu des moments comme ça dans notre vie.
Des moments où l'on pense qu'on ne s'en sortira pas.
Des moments d'impuissance absolue où l'on se sent comme enfermé, encerclé de tous les côtés, sans issue possible...
Des moments où en vrai, ON N'EN PEUT PLUS...
Ça arrive à tout le monde, même à des gens très bien....
Et je dirais même que c'est plutôt bon signe...
Parce que, pour moi, ce moment de ras-le-bol absolu est en fait le début d'une solution autre.
Arriver à cette limite du tolérable et l'exprimer est un début d'ouverture.
C'est d'une puissance absolue...
Parce ça veut dire que le corps commence à lâcher et à exprimer des besoins extrêmement profonds
Des besoins niés depuis trop longtemps....
Ça veut dire que plutôt que de tenir coûte que coûte, on LÂCHE le trop plein...et du coup on OUVRE...
Ça peut sembler difficile pour l'entourage,
Tant on se sent impuissant face à la violence de l'expression de soi et, indirectement, de l'appel à l'aide.
Et pourtant, c'est un vrai cadeau que d'oser se montrer à bout...
C'est d'abord un cadeau que l'on se fait à soi.
Parce qu'en s'exprimant, quelque chose sort de la retenue...
Ça crée de la place en soi, comme une bouffée d'oxygène
Cet air dont on a besoin, tellement on est en apnée depuis longtemps, en mode survie...
Exprimer sa douleur permet de mettre une forme, un mot, un cri sur ce qui est vécu...
C'est aussi un cadeau que l'on fait à l'autre.
C'est donner à l'autre la possibilité d'écouter, d'être cette présence rassurante qui accueille l'expression de soi.
C'est souvent de ça dont on besoin,
Non pas qu'on nous donne des solutions,
Mais qu'on nous accueille dans l'expression de nous-mêmes sans être jugé.
Pas facile....
En lâchant une partie de ce que l'on retient,
Peu à peu, on fait de la place
De la place pour du silence, de la place pour des pensées autres...
On crée un vide pour que l'énergie revienne.
Ce vide qui permettra à un moment donné d'ouvrir une autre perspective sur ce que l'on vit, d'ouvrir d'autres champs de possibles,
Et de faire, peu à peu, les pas suivants.
Tant que l'énergie est bloquée, on ne peut pas avancer...
Alors oui, des fois notre souffrance est telle qu'elle déborde...
Mais c'est grâce à ces "échappées" que peu à peu, on gravit des montagnes....