03/05/2026
QUAND LA HONTE FAIT TAIRE L'ÉLAN...
« Oh la vilaine… »
« T’es vraiment nul ! »
« Quelle honte… bouh ! »
Ces phrases-là glissent parfois comme des plumes… 🪶
Mais dans le cœur d’un enfant, elles tombent comme des pierres dans une eau claire.
Et les cercles qu’elles dessinent durent bien plus longtemps qu’on ne l’imagine. 🌊
〰️
Il existe des blessures silencieuses. 🤍
Celles qu’on ne nomme pas — ou qu’on ne sait pas nommer.
La blessure d’humiliation en fait partie.
Elle s’installe discrètement, s’enracine en profondeur…
Et fait naître une émotion souvent mal comprise : la honte.
Une émotion pourtant légitime.
Une messagère précieuse, même.
Elle murmure un besoin fondamental :
être respecté, être accueilli, être reconnu tel que l’on est.
Mais là réside toute sa complexité…
Car la honte ne montre pas.
Elle cache. Elle replie. Elle protège.
Regarder en face ce qui a blessé, c’est risquer de ressentir à nouveau.
Alors l’enfant évite, contourne, ou se ferme.
Et, dans ce mouvement de protection…
une partie de lui se met en veille.
Son élan, sa spontanéité, son potentiel sont stoppés net. 🌱
Le sentiment de honte provoque aussi une augmentation du taux de cortisol — une hormone qui, lorsqu’elle s’installe, altère les capacités cognitives. 🧠
Alors comment bien réussir à apprendre dans ce contexte là ?
Et parfois, le monde le qualifie de « difficile », de « fermé », de « cachotier »…
Alors qu’il est simplement fatigué d’avoir eu trop mal. 😔
〰️
En accompagnant ces enfants — dans leurs silences, leurs tensions, leur vigilance constante —
j’ai compris une chose essentielle :
On ne guérit pas la blessure d’humiliation en rassurant seulement.
Ni en répétant des mots positifs.
Elle a besoin d’un autre chemin.
Un chemin plus doux. Plus indirect. Plus respectueux.
Un espace où l’on peut s’en approcher… sans se brusquer. ✨
〰️
Alors, en complément des outils que j’utilise pour l’expression et la libération des émotions,
j’ai commencé à créer un jeu de cartes dédié à cette expérience si particulière de la honte.
À travers des situations d’humiliation dites « banales »,
des croyances héritées qui marquent profondément
(« Si tu mens, tu iras en enfer »…),
ou encore des phrases qui minimisent le vécu
(« Le ridicule ne tue pas »…).
Pas pour nommer frontalement — ce serait trop abrupt.
Mais pour apprivoiser, en douceur.
Pour déposer à l’extérieur ce qui ne peut pas encore être regardé à l’intérieur
(oui… ici, ma minette joue parfois les ambassadrices courageuses pour mes photos 🤗 🐾, je la love 😍).
Permettre à l’enfant de reconnaître ce qui se joue, sans avoir à s’exposer.
De se voir… sans se dévoiler entièrement.
Et peu à peu, remettre du mouvement là où tout s’était figé.
〰️
Parce que derrière cette blessure…
se cachent souvent des enfants d’une richesse bouleversante.
Profonds.
Généreux.
D’une sensibilité rare.
Des enfants qui ressentent tout —
la beauté, l’injustice, les émotions des autres —
avec une intensité précieuse.
Des trésors… qui n’attendent qu’un espace sûr pour émerger. 💜
〰️
Ce jeu est une première porte.
Une invitation douce à se rencontrer autrement.
Avant, peut-être, de « réparer »…
ce qui a surtout besoin d’être reconnu, accueilli, regardé avec amour.
Je vous en donne des nouvelles très bientôt. 🌱
Avec Cœur 🩷
Céline Thiébaut · À Cœur Joie
💬 Et vous…
Avez-vous déjà reçu ce type de phrases ?
Ou entendu d’autres mots, plus discrets… mais tout aussi marquants ?
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