03/06/2026
**Pourquoi certaines victimes parlent-elles 35 ans après les faits ?**
La mémoire traumatique est aujourd'hui l'un des mécanismes les mieux documentés du psychotraumatisme et pourtant l'un des plus mal compris du grand public.
Lorsqu'une personne est confrontée à une situation que son système nerveux perçoit comme insurmontable, le cerveau peut mettre en place des mécanismes de survie complexes :
• sidération ;
• dissociation ;
• fragmentation de la mémoire ;
• anesthésie émotionnelle.
Ces réactions ne relèvent ni d'un choix ni d'une faiblesse.
Elles constituent des réponses automatiques de protection.
Elles permettent également de comprendre pourquoi certaines victimes peuvent attendre plusieurs années, parfois plusieurs décennies, avant de révéler ce qu'elles ont vécu.
L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à interpréter les comportements de survie à travers nos croyances plutôt qu'à travers les connaissances actuelles sur le traumatisme.
L'absence de résistance n'est pas une preuve de consentement.
L'absence de révélation immédiate n'est pas une preuve d'absence de traumatisme.
Le fonctionnement réel du système nerveux est souvent beaucoup plus complexe que les scénarios que nous imaginons.
Article complet disponible sur le blog.
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L'absence de non n'est pas un oui Pourquoi une victime peut-elle porter plainte 35 ans après les faits ? « C’était consenti. Elle avait 16 ans. C’était une autre époque. » La mémoire traumatique est l'un des mécanismes les plus mal compris du