Margaux Grosman

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Margaux Grosman GUÉRISSEUSE & ENSEIGNANTE
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MYRIAM ROSE TEMPLE - MENTORSHIP
MYRROPHORE - LIGNÉE DE LA ROSE

Je chemine sur la Voie de la Rose depuis plusieurs années. Elle me guide, comme une posture intérieure : celle de l’init...
16/10/2026

Je chemine sur la Voie de la Rose depuis plusieurs années. Elle me guide, comme une posture intérieure : celle de l’initié en chemin. En quête de reliance Terre-Ciel.

J’ai grandi au milieu des roseraies de ma grand-mère Wardia, « rose » en berbère. Et la Rose traverse ma lignée de femmes depuis plusieurs générations. Au point que j’ai parfois l’impression d’être entrée dans ce labyrinthe avec un mode d’emploi.

Reine des fleurs, la Rose porte, dans la gnose judéo-chrétienne, la fréquence la plus élevée du règne végétal. Des textes araméens anciens révèlent que la Rose été là au commencement, témoin de la Création.

Depuis des siècles, initiés, mystiques, alchimistes, poètes et artistes reviennent à elle.
Parce que la Voie de la Rose ne se contemple pas seulement. Elle se traverse. Cheminer avec elle, c’est accepter le pèlerinage intérieur : traverser son désert, quitter ce que l’on croit savoir, se perdre assez profondément en soi pour rencontrer ce que l’on ne sait pas encore que l’on ne sait pas et retrouver le Centre. Elle est ma médecine, mon initiatrice, ma trajectoire, mes prières, ma force féminine, mon chant, mon souffle de vie.

La Rose part du Centre et s’épanouit vers la Lumière, révélant pétale après pétale ce qui était encore voilé. L’initié observe ce mouvement et entreprend le sien : du monde manifesté vers le coeur de son Centre, du visible vers le subtil, du multiple vers l’Un.
Sa spirale évoque la géométrie du vivant : comme si la matière gardait la mémoire d’un ordre invisible.

Myriam de Magdala, Prêtresse élue de la Lignée de la Rose, incarne cette verticalité : traverser la matière pour révéler l’Esprit, unir plutôt que séparer, devenir pont entre deux mondes.

Car sur Terre, il n’y a pas de Rose sans épines. Pas de lumière sans ombre. Pas de subtil sans matière. La Rose ne nous enseigne pas à fuir la matière, mais à la traverser, l’ancrer, la transmuter pour y faire descendre la Lumière, dans la chair.

Alors la question n’est plus : Que symbolise la Rose ?
Mais : Comment devenir la Rose ?

Depuis six mois, je suis initiée à l’un des archétypes les plus puissants du Féminin : la Mère.Isis, Mère Marie, visages...
09/10/2026

Depuis six mois, je suis initiée à l’un des archétypes les plus puissants du Féminin : la Mère.

Isis, Mère Marie, visages de la Déesse-Mère qui porte, enfante, nourrit et veille sur la Création. Je les ai étudiés, contemplés, priés. Mais certains mystères ne se comprennent qu’une fois entrés dans la chair.

Depuis sa naissance, ma fille m’enseigne la présence.

Je voudrais parfois méditer, créer, retrouver ma robe d’enseignante et de thérapeute, ou simplement le silence. Mais un bébé vous ramène sans cesse à l’ici. Nourrir. Bercer. Consoler. Recommencer.

Aimer immensément ce que l’on vit et désirer simultanément un espace où exister seule.

Elle m’enseigne une patience que je ne soupçonnais pas. Celle qui ne cherche plus à produire, mais à être. Qui demeure, veille, contemple. Et pourtant, la Mère donne le ton à son foyer, en pose le cadre, en insuffle le rythme. Elle ouvre l’espace et le contient.

Le Féminin me ramène de ce que je fais à ce que je suis.

Et puis la fatigue, la frustration, parfois la colère. Cette voix qui monte alors que j’aurais voulu rester douce. À la seconde suivante, ma fille me regarde et sourit.

Pas de compte à régler. Pas de jugement. Son sourire dissout ce que mon ego venait d’ériger : tension, séparation, dualité.

À quel moment avons-nous appris à rester si longtemps séparés de l’Amour ?

Elle m’enseigne la foi. Peut-être est-ce cela, l’initiation de la Mère : un amour dévotionnel.

Prendre soin d’une Vie confiée par la Source sans la posséder. Lui offrir l’espace pour devenir elle-même, sans prétendre maîtriser son chemin. Aimer sans retenir, protéger sans enfermer, accompagner sans imposer sa destinée.

La Mère donne la Vie sans pouvoir en décider le devenir.

La maternité n’est ni le destin ni la mesure du Féminin. Mais lorsqu’elle nous est donnée à vivre, quelle initiation !

Et une question demeure : quand la Mère naît, où va la Femme ? Disparaît-elle un temps ? Ou découvre-t-elle qu’elle est devenue assez vaste pour contenir les deux ?

Le placenta. 🌳🩸 Le seul organe que le corps d’une femme puisse créer pour relier deux mondes. Deux vies.Pendant des mois...
24/09/2026

Le placenta. 🌳🩸

Le seul organe que le corps d’une femme puisse créer pour relier deux mondes.
Deux vies.

Pendant des mois, il nourrit, oxygène, filtre, protège, transmet. Il est l’interface vivante entre la mère et l’enfant, bien avant son premier souffle.

Et pourtant, après la naissance, dans notre système médical, le placenta rejoint le circuit des déchets biologiques.

Ce mot m’a heurtée : « déchet ».

Comment ce qui a participé, à rendre la vie possible pourrait-il ne devenir que cela ?

La médecine sait décrire ses fonctions, mesurer ses échanges, observer ses tissus. Et puis il existe, pour moi, une autre dimension que seules les mères et ceux qui considèrent le vivant peuvent témoigner. Celle qui ne se mesure pas, mais qui se créée, se vit, et ressent dans son intimité.

Dans de nombreuses cultures, le placenta est entouré de gestes, de rites, rendu à la terre.

J’ai choisi de garder le mien.

D’abord pour en faire une empreinte.
Une mémoire incarnée. Un art organique où le corps devient artiste et la vie, matière.
Ses vaisseaux dessinent une étrange cartographie : un arbre, ses branches, ses racines.

L’Arbre de Vie.
L’arbre des lignées.

Puis, un soir de nouvelle lune, j’ai ouvert un cercle rituel chez ma mère.

L’eau. L’air. Le feu. La terre.

Devant moi, l’empreinte de mon placenta et ma fille.
Et face à moi, le moulage du ventre de ma mère lorsqu’elle était enceinte de moi.

Ma mère. Moi. Ma fille.
Trois générations de femmes réunies dans un même cercle.

Ce qui s’est passé cette nuit-là nous appartient.
Mais le lendemain, un bouton de rose s’est épanoui dans le jardin.

J’ai choisi de ritualiser ce passage :
Rendre le placenta à la terre.
En conserver l’empreinte.
En garder une infime partie dans un talisman pour la protection.
Dans certains pays il est possible de le consommer en cure.

Il n’existe pas une seule façon d’honorer ce passage. Seulement celle qui fait écho en vous.

J’ai pratiqué plusieurs de ces rituels.

Ils comptent parmi les plus puissants que j’aie vécus.

Une communion avec la vie.
Rendre grâce aux cycles.
Honorer le vivant.

Et vous… quelle forme donneriez-vous à ce passage ?

20/09/2026

Sur la Terre comme au Ciel
Ep 3 - 2eme porte Yom Kippour, le Grand Pardon.

Après avoir célébré le commencement, nous entrons dans le temps du pardon.

Il n’est pas question ici de demander pardon pour « effacer ses péchés », ni de poser une vision dogmatique.

Le pardon dont je parle est celui de toutes ces fois où, au cours de l’année écoulée, nous avons créé de la séparation : avec nous-mêmes, avec l’autre, avec le vivant, avec les événements traversés.

Ces moments où nous avons perdu, même temporairement, notre sentiment de paix, d’unité et de reliance entre le Ciel et la Terre, entre nos polarités masculines et féminines, au cœur de notre propre couple intérieur et, par résonance, dans nos relations.

Pardonner devient alors un mouvement de réunification. Une part de don de soi qui nous demande de revenir à l’intérieur, de nous transformer et de revenir à nous.

Et pourtant, tout n’a pas à être pardonné aujourd’hui. Le pardon ne se décrète pas. Pouvoir reconnaître : « Je n’en suis pas encore capable. Je ne le ressens pas encore à l’intérieur », demande aussi une profonde humilité.

Peut-être que cette honnêteté est déjà, en elle-même, une forme de vérité.

Yom Kippour nous invite également à regarder notre responsabilité à travers la loi de causalité : nous rappeler que ce que nous mettons en mouvement, en nous comme dans nos relations, produit des effets…

Je vous souhaite un très beau portail de Yom Kippour.

Et peut-être, simplement, un très beau retour à vous.

17/09/2026

SUR LA TERRE COMME AU CIEL
Ep 2 - Rosh Hashana

Rosh Hashana signifie « la tête de l’année ».

Et comme la tête donne une direction au corps, ce que nous plaçons en conscience au commencement peut donner une direction au cycle qui s’ouvre.

Mais ici, il ne s’agit peut-être pas de devenir quelqu’un de nouveau.
Il s’agit de revenir à soi.
Revenir au centre.
Revenir à cette part de nous que les blessures, les peurs, les colères et les expériences ont parfois recouverte.

Et pour nous accompagner dans ce passage, les symboles deviennent des mouvements intérieurs :

⚖️ La Balance pour peser et réajuster.
📯 Le chofar pour réveiller la conscience et ouvrir le passage.
🍯 Le miel pour transmuter l’amertume en douceur.
❤️ La gr***de, multitude de graines, de connaissances et de possibles.

Et ce retour ne concerne pas seulement le « moi ». Il nous replace aussi dans le nous : nos liens, nos familles, nos communautés, notre humanité.

Parce que la vie n’est pas un circuit fermé.
La vie est une spirale.

Nous revenons au commencement, mais jamais au même endroit.

Alors la question n’est peut-être pas :
Qui vais-je devenir cette année ?

Mais :
Quelle part de moi suis-je prêt.e à retrouver ?

La première porte est ouverte.

14/09/2026

SUR LA TERRE COMME AU CIEL
Épisode 1 : le mois de Tishri

Dans cette première vidéo, je reviens au commencement.

Parce que le mois que nous traversons nous ramène symboliquement à cet espace où tout commence, où un cycle s’achève pour qu’un autre puis exister.

Tishri ouvre cette traversée.

À travers les calendriers sacrés, les cycles lunaires, les mouvements planétaires et les symboles transmis par les anciennes traditions, je vous propose désormais de cheminer mois après mois avec ces rythmes qui relient la Terre au Ciel.

Non pas pour entrer dans une religion aucune, mais pour retrouver une lecture du temps que nos ancêtres avaient profondément intégrée à leur manière d’habiter le monde.

Car nous appartenons nous aussi à ces mouvements.

Nous sommes faits de matière, profondément ancrés dans la Terre, et porteur d’une origine qui nous relie au cosmos.

Sur la Terre comme au Ciel, c’est cet espace entre les deux.
Un chemin pour réunir ce que nous avons appris à regarder séparément.

Et pour commencer, revenons là où tout commence : Beresh*t .

Pendant sept ans, j’ai accompagné, guidé, enseigné. J’ai ouvert des espaces pour les femmes, transmis ma médecine, créé ...
11/09/2026

Pendant sept ans, j’ai accompagné, guidé, enseigné. J’ai ouvert des espaces pour les femmes, transmis ma médecine, créé des formations, des cercles rituels.

Je pensais que ma voie ressemblait à cela.
Puis je suis devenue mère. Et tout a basculé.

Ma fille à 5mois, je suis dans la posture devotionel de la Mère. Presque plus d’espace pour mon féminin. Peu de silence, de solitude, de temps pour méditer, prier, écrire, me retourner vers l’autel. Encore moins pour ouvrir les espaces que mon cœur brûle pourtant de retrouver.

Pratiquer ma médecine me manque terriblement. Pendant des mois, je me suis demandé : quand vais-je reprendre ? Comme si reprendre était nécessaire pour redevenir celle que je suis déjà.

Et puis quelque chose s’est déplacé. Et si cette énergie n’était pas condamnée à n’exister que dans un cercle ? Et si l’initiation était précisément d’accepter l’endroit où la vie me place aujourd’hui pour la diffuser ?

Car l’initiatition n’est pas seulement sur un tapis, devant un autel ou dans un espace sacré. L’initiation de l’âme : c’est la matière.

Être parents. Travailler. Gagner sa vie. Nourrir son enfant. Gérer son foyer. Avoir une vie ordinaire.
Être thérapeute, coiffeur, jardinier ou artiste et se souvenir de ce que l’on porte partout où l’on va.

L’argent aussi est une énergie de création. Je suis d’avis d’en parler sans tabou. Aujourd’hui, des portes professionnelles s’ouvrent à moi, portées par des liens humains qui me sont chers, et je me suis questionné, au debut avec une certaine dualité. Mais si ça frappe à ma porte, pourquoi ne pas vivre l’expérience ? Allons voir où ça m’élève !

Alors je ne forcerais pas les portes. Ma médecine n’a pas disparu. Elle vit en moi. Je change simplement de lieu pour un temps. Peut-être que Dieu nous place précisément là où notre lumière est attendue.

J’apprends une vertu : la patience. Je sais qu’un plan plus grand est à l’œuvre.
Je rouvrirai des espaces. Je le sens, profondément.
Mais en attendant, je veux reconnaître le sacré jusque dans les sentiers que je n’avais pas prévus.

La voie n’est pas toujours devant nous.
La voie est exactement là où la vie nous a déposés.

📸 Delphine • Photo & Film Wellness

15 AOÛT — ASSOMPTION DE MARIEAujourd’hui, le féminin s’élève.Chaque grand passage laisse une empreinte, une mémoire qui ...
15/08/2026

15 AOÛT — ASSOMPTION DE MARIE

Aujourd’hui, le féminin s’élève.

Chaque grand passage laisse une empreinte, une mémoire qui traverse les générations. Et aujourd’hui encore, le 15 août porte symboliquement celle de l’Assomption de Marie.

Mais que vient-elle nous raconter, ici, dans notre monde, en 2026 ?

Marie, Mère, Femme, Sœur, figure de la matrice, de l’accueil, de l’intuition et du mystère, peut être contemplée comme l’archétype d’un féminin qui a tant porté sur Terre : des missions, des cycles, des morts, des deuils, des vies, des douleurs, des combats. Un féminin qui a accueilli, bercé, aimé, transformé, guéri, soutenu, accompagné, transmis.

Aujourd’hui, ce féminin s’élève en nous. Non pas pour renier ce qu’il a porté, mais pour défaire les nœuds accumulés, se délester de ce qui n’a plus à peser, libérer ce qu’il n’a plus à contenir.

Et peut-être est-ce ainsi que l’Assomption résonne aujourd’hui : dans la révolution d’un féminin qui ne se tait plus.

Un féminin qui sort de l’ombre, des cryptes de notre monde intérieur. Qui ne veut plus porter le poids du monde. Qui demande à être vu, entendu, reconnu, vécu.

Nous traversons la saison du Lion : celle du Soleil, de la lumière, du rayonnement. Et ce qui vivait dans l’invisible demande maintenant à se révéler.

Car s’élever ne signifie pas fuir la matière pour rejoindre le spirituel.

Peut-être est-ce exactement l’inverse.

Le féminin s’élève corps et âme pour revenir ancrer sa place dans la matière. Je ne parle pas seulement des femmes. Nous portons tous en nous ces principes féminin et masculin.

Ce qui était enfoui remonte. Ce qui était tu, cherche une voix. Ce qui était ressenti, cherche une forme. Ce qui vivait dans l’ombre, demande se manifeste dans la forme.

Il est temps de s’incarner. D’habiter pleinement votre corps comme un portail fusionnant ces deux mondes : subtil et charnel.

Il ne suffit plus de ressentir, de savoir, de comprendre.

Les royaumes intérieurs demandent à prendre chair.

🖼️ Nicolas Poussin — The Assumption of the Virgin, vers 1630–1632

L’univers au bout des doigts[mudras as a universal language] Ce matin encore, je l’ai regardée.Ma fille, assise dans le ...
12/07/2026

L’univers au bout des doigts

[mudras as a universal language]

Ce matin encore, je l’ai regardée.
Ma fille, assise dans le calme de son monde…
Ses mains en mouvement.
La manière dont elle déploie ses doigts.
Les courbes qu’elle dessine dans l’air, comme si elle écrivait quelque chose d’invisible.

Cette grâce infinie qui échappe à toute volonté. Je reste là, suspendue à cette chorégraphie. Je reconnais des mudras… (as mother as daughter ! )

Les mudras ont traversé les âges : danse, art, yoga, arts divinatoires, voies mystiques. Dans de nombreuses traditions, ils sont considérés comme une haute technologie vibratoire.

Lorsque deux doigts se rencontrent, un circuit s’active. Un sceau énergétique.
Une information circule dans l’un des 72 000 canaux subtils du corps, comme pour faire passer le courant, rallumer la lumière à un endroit précis.

Et elle… elle ne les a jamais appris.
Elle ne “fait” rien, elle “sait”.
Ses doigts se cherchent, se relient, se répondent. Comme si son être savait exactement s’harmoniser.
Je l’observe dans son desir de s’autoreguler.

Depuis plusieurs années, j’observe la même chose dans ma pratique. Ma médecine m’a initiée à ce langage subtil. Ces sceaux se sont révélés à moi à travers l’expérience vivante. Un mudra n’est pas un geste que l’on reproduit mécaniquement, c’est un geste qui émerge. Il naît involontairement, porté par le souffle de l’énergie vitale. C’est un langage silencieux. Un langage mystique et charnel, qui s’écoute au-dedans.

Les mudras sont l’expression visible d’un mouvement intérieur profond.
Ils prennent vie lorsque l’on se laisse traverser…

Peut-être que tu connais ça…
Quand tu chantes et que ta main s’ouvre vers le ciel.
Quand tu danses et que tes doigts dessinent sans réfléchir des combinaisons.
Quand tu prie. Quand tu respires profondément et que tes mains viennent se poser sur ton coeur.

Ce langage est encore là.
Juste en dessous du bruit.
Écoutes, le corps parle.

Pendant ma grossesse, il y a eu trois huiles. Trois huiles comme trois passages. Trois fragrances comme trois états de c...
10/07/2026

Pendant ma grossesse, il y a eu trois huiles.

Trois huiles comme trois passages. Trois fragrances comme trois états de conscience. Elles ont épousé mes transformations, mes peurs, mes élans, ce corps qui se défaisait et se refaisait, cette vie qui grandissait en moi. Aujourd’hui, elles racontent presque à elles seules l’histoire de cette grossesse.

Bien avant d’être un soin, l’huile est une matière sacrée. Depuis des millénaires, elle veille sur les grands passages : la naissance, l’initiation, la guérison, la transformation, la mort. On oint les rois, les prêtresses, les prophètes, les initiés. L’onction est un geste de consécration. Déposer de l’huile sur la peau, c’est reconnaître que le corps est un temple et que certains instants méritent d’être honorés à travers des langages silencieux.

1er trimestre - 
Le premier passage. Mon corps changeait. Mes émotions aussi. Mon odorat s’était fait si vif que TALM fut la seule huile (et le démaquillant) que je pouvais accueillir. Je l’appliquais partout : ventre, poitrine, hanches, cuisses. Avec le recul, elle représente pour moi la douceur. Le premier oui à cette aventure que je ne maîtrisais pas encore.

2eme trimestre - 
Le retour des sens. J’ai retrouvé une huile qui m’accompagne depuis mes 18 ans : Voyage sur la Route des Épices. Ambre, vanille, patchouli : des notes qui racontent mes racines, mes voyages, une part très profonde de mon féminin. À chaque application, je retrouvais une version plus incarnée de moi-même. La femme sensuelle, derrière la future mère.

3ème trimestre & postpartum - Le temps de la consécration. À la maternité, j’avais emporté l’onction Myrrhe · Rose · Oliban.
Un mariage sacré, celui du ciel et de la terre, du masculin et du féminin. Un peu avant la naissance, je m’étais sentie appelée par déposer quelques gouttes sur mon nombril, sur mon ventre. J’ai reproduit ce geste au moment de la naissance. Un instant de grâce. De bénédiction. Remercier ce corps sanctuaire qui venait de donner la vie. Aujourd’hui encore, quelques gouttes sous les pieds de ma fille, et embaumer son aura sont devenues un geste d’amour et de présence.

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