09/06/2026
J'ai lu un article ce matin, et les chiffres sont brutaux. En ce mois de juin dédié à la santé mentale des hommes, la réalité est qu'ils sont trois fois plus touchés par le su***de.
Pourquoi un tel effondrement silencieux ?
Parce qu'on nous a appris à serrer les dents. « Sois fort », « Gère ça tout seul ». Résultat : l'érosion s'installe. L'irritabilité monte, le sommeil se dégrade, l'isolement prend le dessus. Le corps encaisse la pression de l'entreprise, des responsabilités, des chocs de la vie, jusqu'à ce que la machine casse.
S'asseoir dans un cabinet pour « parler de ses émotions », pour beaucoup d'hommes — surtout ceux qui ont l'habitude de tout diriger — c'est une porte impossible à franchir. C'est perçu comme un aveu de faiblesse.
Pourtant, demander de l'aide, c'est de la prévention, exactement comme on consulte pour une douleur physique qui s'installe.
C'est précisément pour ça que dans mon accompagnement, la porte d'entrée, ce ne sont pas les mots. C'est le corps.
Sur ma table de pratique, il n'y a rien à prouver. Pas besoin de grands discours ni de justifier sa fatigue. On passe par le toucher somatique pour débrancher ce « mode survie » dans lequel le système nerveux s'est verrouillé. On s'occupe de la mécanique physique pour que le reste puisse enfin se relâcher.
Je ne soigne pas la dépression, et je ne remplace ni un médecin ni un psy. Mais prendre soin de son corps, c'est parfois la première porte qu'un homme accepte d'ouvrir.
À tous les hommes qui sentent que la pression est devenue la norme : vous n'êtes pas obligés de tout porter seuls jusqu'à la rupture. Prendre soin de son moteur, c'est faire preuve d'intelligence, pas de faiblesse.
Et si ça pèse vraiment trop lourd, le 3114 est là — gratuit, anonyme, jour et nuit.
L'article complet est en commentaire.