30/05/2026
Vidéo d'Urbania : La Décroissance : Ralentir ou périr : entretien intéressant entre Timothée Parrique, économiste et Mathieu Begbeder journaliste.
Cliquez pour voir---< https://www.youtube.com/watch?v=8FmYUtTksR0
Lorsque je parle de ralentir, je ne parle pas de travailler moins pour faire moins.
Le travail apporte bien plus qu’un revenu pour certain.
Il apporte un rythme, des liens sociaux, une utilité, des rencontres, une transmission de savoirs. Il donne aussi parfois ce but simple mais essentiel : une raison de se lever le matin. La vie est mouvement.
- Je rajouterai un débat (important selon mon point de vue) :
- Limiter les actionnaires, trouver une solution pour sortir de ce flux d'actions qui pénalise les ressources mondiales et l'écologie....
- Stopper les investissements boursiers qui nuisent à l'écologie. ( oui, on me dit dans l'oreillette que c'est utopique, et pourtant...).
Et Pourquoi investir plus aux états unis ? il faut parier sur nos entreprises françaises; Investir dans une entreprise française qui produit, qui embauche, qui innove localement, me semble avoir davantage de sens que chercher uniquement le meilleur rendement financier à court terme.
- Taxer davantage les actions et le patrimoine immobilier plutôt que le salaire/le revenu. ( pour embaucher davantage).
- Interdire la possession admettons de plus de 2 logements par citoyen voir de 3 par couple ( ce qui est déjà énorme !)....
- le fossé s'agrandit entre les héritiers et augmente les inégalités.
- Entre autre engager une discussion sur le plafonnement des salaires et limiter l'écart entre le plus bas salaire et le plus haut de X15 maximum au sein d'une entreprise : Soit entre le salaire minimum d'un poste de cette entreprise et le salaire maximum perçu par le gérant de cette même entreprise. Et plafonner un revenu mensuel à environ 30 000/40 000 euros mensuelle max, primes comprises, actions comprises et toutes subventions comprises de l'état, ça ne me parait pas déconnant...
Cela fait écho à mon métier bien sur ici : je me demande si une société équilibrée peut accepter des écarts toujours plus importants entre ceux qui gagnent le moins et ceux qui gagnent le plus.
Rien ne justifie un écart de x 15 entre (par exemple ) une infirmière- un médecin- une secrétaire d'une clinique et celui d'un PDG de ce même groupe. Et que l'on retire l'argument des responsabilités importantes des "grands" dirigeants de groupe de structures. Je crois qu'une IDE payée 2000 euros et ayant fait une licence ou un master, et participant à la formation d'élèves en santé, d'étudiants externes en médecine, et qui a une responsabilité énorme au quotidien sur la vie et la santé des patients, ce n'est pas justifié qu'un PDG qui dirige un groupe de santé gagne plus de 25 000 - ou 40 000 euros mensuel parce que soit disant il aurait des responsabilités "plus importantes" et à plus grande échelle qu'un soignant. Ce n'est "qu'un administratif grande classe", (en plus de cela, il aurait statistiquement fait moins d'études qu'un chercheur à l'université ou un médecin)...mais bon ce n'est pas un super argument parce qu'il y a aussi des musiciens qui n'ont pas fait de doctorat et qui travaillent beaucoup, donc si ils sont vraiment bons, ça ne me dérange pas qu'ils soient payés 3-4 fois plus que la moyenne du salaire français. Imaginer une rémunération maximale , en intégrant salaire, primes, avantages, actions et autres formes de rémunération, représenterait déjà une vie extrêmement confortable. Au-delà de ce niveau, je m’interroge sur le sens d’une accumulation supplémentaire qui ne transforme plus réellement les conditions de vie d’une personne, mais qui augmente considérablement l’écart avec ceux qui font fonctionner chaque jour les entreprises, les hôpitaux, les écoles ou les services essentiels. Une entreprise n’est jamais l’œuvre d’un seul individu.
Point pas clair sur les conséquences de la diminution du temps de travail :
L'idée de certains politiques serait encore de diminuer le temps de travail, induit par une diminution (pour le coup indispensable ) de la publicité. Pourquoi je ne suis pas favorable à la diminution du temps de travail...
- Que fait-on du temps de travail incompressible des libéraux dans la santé estimé à 50-60h semaine? Libéraux de la santé se faisant d'ailleurs, souvent bien taxer par les prélèvements sur le revenu ( comparés aux actionnaires, ou rentiers dans l'immobilier ou certains gérants d'entreprises qui détournent les lois du travail ou de l'investissement pour payer toujours moins d'impôts ou bénéficiant de certains avantages secondaires...)
- ou bien aussi que fait-on du temps de travail des indépendants (médicaux et des indépendants autres, d'utilité publique : boulangers, primeurs, plombiers, électriciens etc) : si leur secrétaire, ou leur aide au fonctionnement de l'entreprise, ou leur paramédical se met à moins travailler pour mieux répartir le travail afin de limiter le chômage ( provenant des postes inutiles que l'on aura supprimé : comme des postes de "communication" ou ceux faisant de la publicité etc) : n'y a t-il pas un risque que ce soignant libéral ou cet indépendant (électricien ou autre ) se retrouve avec plus de travail administratif ?
Il faut donc revoir le cout du travail à l'embauche pour ces employeurs qui exercent un métier d'utilité publique afin dans ce cas, de permettre d'embaucher plus d'aide administratif, ou plus d'employés ou d'aides médicales sans y perdre trop financièrement car il y a un cout à l'embauche toujours plus important pour ces gérants là.
- Produire de la santé, des légumes, sans pesticides, augmenter la part de paysans et de terres à cultiver, nourrir les sols, ( dans les années 1950 il y avait un français sur 5 qui était paysan et revendait son surplus), améliorer l'éducation, produire de l'énergie ( ou tout) avec des low_technologies, demande du temps et des bras...Se calmer avec la domotique (l'ultra assistance) qui puise des métaux essentiels.
Nous devons nous interroger sur cette habitude de remplacer nos voitures tous les trois ans, de multiplier les objets connectés, les maisons toujours plus automatisées, les équipements toujours plus complexes.
Derrière ces nouveaux usages, il y a des ressources extraites de la Terre, des métaux qu’il faut aller chercher toujours plus loin. L’extraction d’un métal précieux ou stratégique représente souvent une infime quantité du matériau recherché au regard des volumes de roche déplacés, avec une consommation importante d’énergie et d’eau.
Mais derrière cette réalité industrielle, il existe aussi une réalité humaine que nous voyons moins. Dans certaines régions du monde, notamment en Afrique, l’exploitation de certaines ressources minières est associée à des conditions de travail difficiles, parfois au travail des enfants, à des territoires fragilisés et à des conflits armés ou des groupes de guérilla qui profitent de ces ressources.
La question n’est pas de refuser le progrès. Elle est de retrouver une forme de mesure.
Avons-nous réellement besoin de toujours plus de technologie, ou avons-nous surtout besoin de préserver ce qui existe déjà, de réparer, de transmettre et de consommer moins ?
Dans mon activité de naturopathie aussi, je retrouve cette difficulté : beaucoup cherchent une solution rapide, un changement immédiat, alors que le vivant demande souvent du temps, de la régularité, des efforts.
Ca ne s'invente pas, on en peut pas être dans le rendement permanent ici sans rogner sur la qualité. Enfin, Il faut aussi s'assurer que les citoyens utilisent ce temps libre généré avec la diminution du temps de travail, pour une meilleure qualité de vie et non pas pas pour consommer davantage, ou pour par exemple passer plus de temps devant les écrans, scroller les séries... afin de rester dans un cercle vertueux de la décroissance. :) On y est déjà, les 35h couplés avec des congés payés, et si ils sont bien respectés et suffisants, me paraissent déjà être un bon compromis. :)
Je me souviens du vieux meuble en formica blanc dans la salle de bain, du même vernis rouge de ma grand-mère qui a siégé des années, mes grands parents qui passaient des heures à s'occuper du jardin, des repas préparés sans chercher à gagner du temps. ( quand je vois les goûters industriels donnés aux enfants ... Pardon on me dit dans l'oreillette qu'il ne faut pas être jugeant en 2026 !)
Avant, ce n’était pas un monde parfait. Mais c’était un monde où les choses semblaient durer davantage.
Avec les années, mon métier d’infirmière m’a appris quelque chose d’essentiel : le vivant ne fonctionne pas dans l’urgence permanente. ( exemple des décisions prises au moment du covid, des canicules, des incendies).
Dans le soin, on ne peut pas simplement aller toujours plus vite. Voir davantage de patients, multiplier les gestes, réduire le temps accordé à chacun augmente le risque d’erreur et l’épuisement.
Une personne âgée n’a pas seulement besoin d’un soin technique. Elle a besoin d’une présence.
Un enfant ne grandit pas mieux parce que son temps est toujours rempli.
Il ne grandit pas seulement à travers les activités, les occupations ou tout ce que l’on organise autour de lui.
Il grandit tout bébé avec la patience de l'allaitement maternel, la présence de ses parents, grâce aux questions favorisées, aux liens, aux repères transmis et aux moments simples partagés dans une maison...
Je crois que notre société a parfois oublié cette évidence.
Nous avons appris à produire davantage, à remplir nos temps morts même dans les soirées, les fêtes, à optimiser chaque geste, à chercher la rentabilité partout.
Mais certaines choses essentielles ne peuvent pas être accélérées.
Le soin.
L’éducation.
La transmission.
La terre.
Sur ce... bon courage !!! il faut passer à l'action les politiques parceque je ne vois ça dans aucun programme pour 2027 ! Seulement quelques programmes bien démagos...
Angéline MAZIERE