23/08/2026
Faire de l’autre le coupable de cette douleur qui nous
traverse est le piège qui se referme sur nous, quand,
refusant de vivre pleinement cette émotion présente depuis toujours, notre inconscient nous fait choisir les relations (amicales, amoureuses, thérapeutiques, etc.) qui la réveillent.
Cet autre vers qui, quand il n’est pas un de nos parents, l’émotion refoulée nous a dirigé, en l’idéalisant afin de revivre plus intensément ce qui appelait à être extériorisé, libéré, accouché, depuis toujours.
Touchés précisément à l’endroit de la blessure que nous avons placée au centre de la relation — comme un trophée, si imposant qu’il devient impossible pour cet autre de ne pas marcher dessus — nous faisons de cet autre le coupable, dont nous transformons les mots et les actes en autant de poignards pour rouvrir nos blessures.
Le mal est fait, la douleur inacceptable est enfin contactée, et nous tentons de justifier cette douleur, pourtant tapie dans tous nos comportements, par les mots ou les actes de cet autre, alors si irrespectueux de cet enfant intérieur que nous lui avons confié à pleines mains, et qu’il n’a pourtant jamais demandé.
La guérison s’il en est, passe par la ré-appropriation de notre responsabilité, dans la construction des dynamiques relationnelles, dont nous tenterons de nous sortir vainqueurs, à l’aide d’une narration accusatrice. Le pouvoir est alors, une nouvelle fois, placé à l’extérieur de nous.
🙏 Stephan Schillinger©️ 📚 Extrait des livres « Par un Curieux Hasard » disponibles sur curieuxhasard.com/boutique 🥰 Stages & Curieuses Journées : curieuxhasard.com/agenda