Õ' Coeur des Sens'

Õ' Coeur des Sens' Libération des mémoires cellulaires, Soins Énergétiques, Accompagnement de l'Être, ...

Bonjour à Toutes et à Tous ✨️✨️Le cabinet est fermé du 27 août au 8 septembre 2026✨️Je serai donc indisponible sur ces d...
26/08/2026

Bonjour à Toutes et à Tous ✨️

✨️Le cabinet est fermé du 27 août au 8 septembre 2026✨️

Je serai donc indisponible sur ces dates au cabinet ainsi que sur cette page.

La réouverture s'effectuera le 9 septembre à 9h ✨️

Je vous rappelle que j'ai difficilement accès à la boîte de réception facebook.

Je suis joignable par téléphone au :

☎️ 07.82.19.69.83 ( les sms ont une validité de 3 jours et les messages vocaux de 7 jours).

Je vous invite donc à privilégier la boîte mail où à me contacter dès mon retour.

Courriel :

📧[email protected]

Ou via le site internet :

https://audreydelrue.wixsite.com/o-coeur-des-sens

✨️Je vous souhaite une belle et douce journée ✨️

🫶✨️Audrey ✨️🫶

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Les traumatismes ne résident pas uniquement dans la mémoire mentale, ils s’inscrivent avant tout dans le corps.Ils s’y a...
25/08/2026

Les traumatismes ne résident pas uniquement dans la mémoire mentale, ils s’inscrivent avant tout dans le corps.

Ils s’y ancrent, s’y impriment, et y demeurent parfois bien au delà de ce que l’esprit est prêt à reconnaître ou à entendre.

Le corps devient le gardien de ce que la conscience refuse, nie ou n’a pas encore la capacité d’accueillir.

Le corps ne cesse de rappeler ce que l’esprit tente d’oublier.

Chaque cellule de notre corps est un témoin.

À travers les tensions, les douleurs, les blocages ou les dysfonctionnements, il exprime une mémoire, faite d’expériences, d’émotions et de chocs non intégrés.

Ces mémoires corporelles appelées mémoires cellulaires se constituent tout au long de notre vie.

Elles s’engramment, se cristallisent, et finissent par influencer notre manière d’être souvent de façon inconsciente.

Ces mémoires sont liées à des événements traumatiques.

Chocs émotionnels, blessures affectives, expériences de survie.

Elles impactent alors le corps physique autant que les plans émotionnel et énergétique, créant des déséquilibres à différents niveaux de l’être.

A cela s’ajoutent les mémoires transgénérationnelles, héritées de nos lignées.

Des histoires non résolues, des souffrances tues, des peurs ou des schémas répétitifs nous sont transmis par nos ascendants, parfois sur plusieurs générations.

Nous ne sommes pas seulement le fruit de notre histoire personnelle.

Nous sommes également issus de l'histoire de notre famille, de nos ancêtres, de leurs expériences, de leurs blessures, de leurs peurs, de leurs croyances et des événements qui ont marqué leur existence.

Certaines histoires sont racontées, d’autres sont tues.

Certaines blessures sont reconnues, d’autres restent enfouies dans le silence familial.

Des deuils non faits, des séparations, des violences, des abandons, des guerres, des pertes, des secrets ou des événements vécus dans la honte ou la peur peuvent laisser une empreinte durable sur la dynamique familiale.

Cette transmission ne signifie pas nécessairement que nous héritons directement des souvenirs de nos ancêtres.

Elle peut plutôt se manifester à travers des comportements, des croyances, des loyautés invisibles, des peurs, des interdits, des modes relationnels ou des schémas qui se répètent d’une génération à l’autre.

Parfois, une personne peut ainsi ressentir qu’elle porte quelque chose qui semble la dépasser.

Une peur difficile à comprendre.

Une culpabilité sans cause apparente.

Un sentiment de devoir, de réparation ou de fidélité envers sa famille.

La répétition de certaines situations affectives, professionnelles ou relationnelles.

La difficulté à prendre sa place, à réussir, à recevoir, à s’autoriser à être heureuse ou à vivre différemment de ceux qui nous ont précédés.

Comme si, inconsciemment, une partie de nous cherchait à rester fidèle à une histoire ancienne.

Ces phénomènes sont parfois décrits comme des loyautés invisibles.

Des liens inconscients qui nous amènent à reproduire certains comportements ou à porter certaines émotions afin demeurer à une certaine appartenance familiale.

Il peut alors exister une confusion entre ce qui nous appartient véritablement et ce que nous avons appris, reçu ou intériorisé.

Il peut alors être important de s’interroger si cette peur nous appartient réellement, ou sommes nous en train de revivre, inconsciemment, un schéma qui se répète ?

Explorer l’histoire familiale permet parfois de mettre en lumière des correspondances, des répétitions ou des événements qui donnent un nouvel éclairage à certaines difficultés du présent afin de comprendre l’environnement dans lequel certains schémas ont pu se construire et se transmettre.

Car ce qui n’a pas pu être exprimé peut parfois continuer à influencer les générations suivantes à travers les attitudes, les silences, les peurs, les croyances, la douleur et les modes de relation.

Un enfant peut apprendre, sans qu’aucun mot ne soit prononcé, qu’il faut être fort.

Qu’il ne faut pas se plaindre.

Qu’il faut prendre soin des autres avant soi.

Qu’il ne faut pas faire de vagues.

Qu’il faut réussir pour être reconnu.

Qu’il est dangereux de faire confiance.

Qu’il faut se sacrifier pour appartenir.

Ces apprentissages peuvent devenir si profondément intégrés qu’ils finissent par être vécus comme des évidences, alors qu’ils ne sont parfois que des réponses adaptées à l’histoire d’une famille.

Ainsi, l’héritage familial peut devenir une sorte de scénario inconscient que nous rejouons jusqu’au moment où nous devenons capables de l’observer.

Et c’est précisément là que peut commencer le changement.

Prendre conscience d’un schéma ne signifie pas renier sa famille ou rejeter son histoire.

Au contraire.

Il peut s’agir de reconnaître ce qui a été vécu, d’honorer ceux qui nous ont précédés, tout en choisissant de ne plus porter ce qui ne nous appartient pas.

Nous pouvons alors passer de la répétition à la compréhension.

De la fidélité inconsciente à la liberté de choisir.

Du je dois au je choisis.

Du poids de l’héritage à l’intégration de notre propre histoire.

Le travail autour des mémoires transgénérationnelles invite ainsi à regarder notre histoire familiale avec davantage de conscience et de compassion.

Il ne s’agit pas de chercher des coupables, mais de comprendre.

Comprendre ce qui s’est transmis.

Comprendre ce qui s’est répété.

Comprendre ce qui a été tu.

Et surtout, comprendre ce que nous souhaitons désormais transmettre à notre tour.

Car nous sommes à la fois héritiers et créateurs.

Nous recevons une histoire, mais nous ne sommes pas condamnés à la répéter.

Ce qui a été transmis peut être conscientisé.

Ce qui a été inconscient peut devenir visible.

Ce qui a été figé peut progressivement retrouver du mouvement.

Et lorsque nous cessons de vivre uniquement à partir des automatismes hérités, un nouvel espace apparaît.

Celui du choix, de la responsabilité et de la liberté intérieure.

La véritable transformation ne consiste alors pas à effacer notre histoire, mais à lui donner une nouvelle place.

Nous ne pouvons pas changer ce que nos ancêtres ont vécu.

Nous ne pouvons pas réécrire leur histoire.

Mais nous pouvons choisir ce que nous en faisons aujourd’hui.

Nous pouvons reconnaître les blessures sans devenir la blessure.

Honorer nos origines sans leur appartenir entièrement.

Recevoir ce qui nous a été transmis sans être obligé de tout conserver.

Et peut être, génération après génération, transformer ce qui était autrefois vécu dans la peur en conscience, ce qui était vécu dans le silence en parole, et ce qui était subi inconsciemment en un choix pleinement conscient.

Ainsi, explorer les mémoires transgénérationnelles peut devenir un chemin de réappropriation de son histoire pour s’en libérer suffisamment afin de pouvoir habiter pleinement son présent et créer, à son tour, une histoire différente.

Cet héritage invisible peut peser lourdement sur notre vie,. orientant nos choix, nos réactions et nos limitations sans que nous en ayons pleinement conscience.

Et lorsque ces histoires, ces émotions ou ces schémas ne trouvent pas les mots pour être exprimés, ils peuvent aussi trouver une autre voie d’expression par les maux en passant par le corps.

Il peut alors devenir le lieu où se manifestent certaines tensions, certaines émotions, certains automatismes ou certaines sensations difficiles à mettre en mots.

C’est pourquoi prendre soin de son corps, l’observer, l’écouter, le toucher avec conscience, c’est ouvrir une porte vers ces mémoires.

C’est permettre à ce qui a été enfoui, oublié ou rejeté, de se révéler.

Chaque sensation, chaque douleur, chaque tension peut être un guide vers une partie de nous qui cherche à être reconnue, accueillie, transformée.

Travailler sur le corps et l’inconscient permet alors de remonter à l’origine, à la source de ces mémoires.

Là où elles se sont formées.

Là où elles ont pris racine.

Car tant qu’elles ne sont pas reconnues, elles continuent d’agir en arrière plan, prenant le contrôle de certains aspects de notre existence, en envoyant des informations erronées, déformées par la douleur ou la peur du passé.

Le toucher du corps, par son langage subtil et profond, devient un véritable outil de révélation.

Il permet de mettre en lumière ce qui a été enfoui.

Un choc émotionnel, un traumatisme passé, une souffrance oubliée.

Ces empreintes peuvent générer des blocages, perturber la circulation de l’énergie et affecter l’harmonie globale du corps et de l’être.

Le corps et l’esprit sont indissociables.

Écouter le corps, c’est écouter notre histoire, notre vécu émotionnel, nos blessures et nos élans de vie

Ce que l’un vit, l’autre l’exprime.

Le corps raconte notre histoire, à la fois physique et psycho émotionnelle.

Il témoigne de notre parcours, de nos blessures, mais aussi de notre capacité de résilience et de transformation.

Ainsi, le " mal a-dit " est un message.

Chaque souffle, chaque mouvement, chaque émotion peut être une clé pour ouvrir la mémoire, pour alléger le poids du passé, et pour revenir à nous même, dans l’alignement, la présence et la conscience de qui nous sommes vraiment.

Un appel à l’évolution, à la transformation intérieure, au dépassement de soi.

À réintégrer les parts de nous blessées, oubliées ou rejetées, pour avancer vers plus de conscience, de liberté et d’alignement.

La libération des mémoires cellulaires permet d’ouvrir un véritable espace de transformation intérieure, où le corps retrouve sa fluidité et sa vitalité, et où les émotions figées peuvent enfin s’exprimer et se transformer.

Elle aide à rompre les schémas répétitifs hérités du passé ou de la lignée familiale, permettant de choisir ses réponses plutôt que de subir des automatismes, tout en favorisant la guérison énergétique et émotionnelle.

Ce processus invite à un réalignement du corps, de l’âme et de l’esprit, élargit la conscience de soi et permet de reconnecter à des ressources intérieures longtemps enfouies, ouvrant la voie à une transformation profonde et durable.

Chaque mémoire libérée devient ainsi un pas vers plus de liberté, d’authenticité et d’harmonie, invitant à vivre pleinement dans la présence et la vérité de son être.

©️Audrey Delrue
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MISE À JOUR DE L’ÉNERGIE COLLECTIVE Il y a actuellement une sensation très différente dans l’air. Pour beaucoup de perso...
25/08/2026

MISE À JOUR DE L’ÉNERGIE COLLECTIVE

Il y a actuellement une sensation très différente dans l’air.

Pour beaucoup de personnes, ces dernières semaines ont été intenses, émotionnelles, agitées et étrangement révélatrices.

Les choses qu’il était auparavant facile d’ignorer deviennent de plus en plus difficiles à ne pas regarder en face.

Les relations montrent leur véritable nature.

D’anciennes blessures refont surface.

Les situations qui étaient restées dans l’entre-deux arrivent à un point où quelque chose doit enfin bouger.

Cela ressemble moins à une nouvelle vague d’éveil qu’à une période de réajustement.

Tout ce qui repose sur le fait de faire semblant, de forcer les choses, de vouloir plaire aux autres, sur la peur ou sur le fait de constamment vous abandonner vous-même devient épuisant à maintenir.

Vous pouvez remarquer que votre tolérance envers certaines conversations, certains environnements, certains comportements et même certaines versions de vous-même a soudainement disparu.

Cela ne signifie pas que vous êtes devenu(e) froid(e) ou déconnecté(e).

Vous voyez peut-être simplement plus clairement où votre énergie était dépensée.

Il y a également énormément de pression émotionnelle qui traverse le collectif.

Les gens portent en eux des choses qu’ils n’ont pas affrontées depuis des années, et certaines ressortent de manière détournée sous forme de colère, de défensive, d’anxiété, de projection ou de conflits.

Essayez de ne pas absorber chaque réaction autour de vous comme si elle vous appartenait.

Le discernement devient extrêmement important.

Tout ce qui exige votre attention ne mérite pas forcément votre énergie.

Toutes les disputes ne nécessitent pas votre participation.

Toutes les voix effrayées ne disent pas la vérité.

Et chaque sentiment d’inconfort ne signifie pas que vous êtes sur le mauvais chemin.

Parfois, l’inconfort est simplement ce qui se produit lorsqu’une ancienne version de votre vie ne peut plus contenir la personne que vous êtes en train de devenir.

Il y a également un thème très fort autour de la vérité en ce moment.

Votre vérité personnelle, d’abord.

Les conversations que nous avons évitées.

Les limites dont nous savions qu’elles étaient nécessaires.

Les décisions que nous avons continué à repousser parce que nous avions peur de décevoir quelqu’un.

Les choses que notre corps essayait de nous dire alors que notre esprit continuait à négocier contre elles.

Cette porte devient de plus en plus difficile à maintenir fermée.

Et sous toute cette intensité, quelque chose de plus silencieux est en train de se produire.

Les gens commencent à simplifier.

Moins de course effrénée.

Moins besoin de prouver.

Moins d’appétit pour le bruit.

Davantage de désir pour des relations authentiques, un véritable sens à leur vie, la paix, la nature, la communauté, l’honnêteté et des vies qui leur ressemblent réellement.

C’est peut-être l’un des changements les plus importants qui se produisent actuellement, car le prochain chapitre ne sera pas construit par des personnes qui courent toujours plus vite à l’intérieur des anciens systèmes qui les ont épuisées.

Il sera construit par des personnes qui comprennent enfin ce qui mérite leur énergie vitale et ce qui ne la mérite pas.

Alors, si vous vous êtes senti(e) particulièrement fatigué(e), dans la réflexion, émotif(ve), détaché(e) de choses qui vous tenaient autrefois à cœur, ou profondément appelé(e) à changer quelque chose dans votre vie, écoutez avant d’essayer immédiatement de réparer ce sentiment.

Quelque chose est peut-être en train de se terminer, quelque chose est peut-être en train de revenir, et quelque chose est peut-être enfin prêt à être affronté.

Vous n’avez pas besoin de connaître tout le chemin à l’avance.

Restez ancré(e).

Prenez soin de votre corps.

Passez du temps dehors.

Protégez votre paix sans fermer votre cœur.

Soyez attentif(ve) à ce qui se répète.

Évitez de prendre des décisions définitives sous l’effet de tempêtes émotionnelles passagères, mais ne continuez pas non plus à ignorer des vérités qui essaient de vous parler depuis des mois.

Le collectif n’a pas besoin de davantage de peur en ce moment.

Il a besoin de personnes capables de rester présentes tandis que tout bouge.

De personnes capables de questionner sans se laisser consumer, de voir l’obscurité sans devenir l’obscurité, de faire preuve de compassion sans abandonner leur discernement, et qui sont prêtes à laisser partir ce qui est terminé plutôt que de le traîner dans ce qui vient ensuite.

Quelque chose est en train de changer, et peut-être que la question la plus importante à se poser maintenant n’est pas :

« Que se passe-t-il dans le monde ? »

Mais plutôt :

« Que ce moment me demande-t-il de devenir ? »

🔥 ZF
Zachary Fisher

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Ce que les limites viennent révéler ...Il arrive que nous ayons appris très tôt à associer l’amour au fait de donner, de...
24/08/2026

Ce que les limites viennent révéler ...

Il arrive que nous ayons appris très tôt à associer l’amour au fait de donner, de comprendre, de nous adapter, de pardonner, de prendre sur nous.

À force, nous pouvons finir par confondre le fait d’être une personne aimante avec celui d’être disponible en permanence.

La limite peut simplement indiquer que nous sommes en train de sortir d’un fonctionnement auquel nous étions habitués.

Poser une limite peut être inconfortable parce qu’elle nous demande parfois de renoncer à une ancienne manière d’être aimé (e), celle où nous étions apprécié(e)s pour notre capacité à nous adapter, à arranger, à comprendre et parfois même à nous oublier.

Il est intéressant de nous interroger sur ce que nous craignons véritablement lorsque nous posons une limite.

Parfois, derrière la difficulté à dire non, il y a la peur d’être abandonné(e)s, rejeté(e)s, jugé(e)s, considéré(e)s comme égoïstes ou de ne plus être la personne gentille.

La limite vient alors toucher quelque chose de beaucoup plus profond que la situation présente.

Notre rapport à notre propre valeur.

La différence entre générosité et sacrifice

Il existe une différence entre choisir quelque chose en conscience, dans le respect de notre propre équilibre, et le faire parce que nous ne nous autorisons pas à dire non.

Donner n’est pas nécessairement se sacrifier.

Lorsque nous donnons librement, parce que nous le souhaitons et que nous pouvons le faire sans nous nier, il y a un choix.

Lorsque nous donnons parce que nous craignons de décevoir, d’être rejeté(e)s ou de ne plus être aimé(e)s, le geste peut devenir une forme d’effacement de soi.

Nos limites peuvent également révéler la qualité de certaines relations.

Une personne qui nous aime véritablement peut être déçue par notre limite, ne pas la comprendre immédiatement ou avoir besoin de temps pour s’y adapter.

Mais elle pourra progressivement reconnaître notre droit à exister avec nos besoins, nos ressentis et nos différences.

À l’inverse, lorsque nos besoins sont systématiquement minimisés, lorsque notre parole est disqualifiée ou lorsque nous sommes culpabilisés dès que nous cessons de nous adapter, il peut être pertinent de nous interroger sur la dynamique relationnelle.

Nos limites révèlent aussi la manière dont l’autre accepte, ou non, que nous ayons notre propre réalité.

Une limite saine n’est pas une tentative de contrôler l’autre.

Elle ne cherche pas à imposer ce qu’il doit penser, ressentir ou faire.

Elle révèle simplement ce que nous acceptons et ce que nous n’acceptons pas, ou plus.

La limite concerne donc avant tout notre propre positionnement.

Elle est une information sur notre espace intérieur, nos besoins et notre équilibre.

Elle nous permet de reconnaître ce qui est juste pour nous et d’agir en cohérence avec cela.

Se choisir sans rejeter l’autre

Se choisir ne signifie pas devenir indifférents aux besoins des autres.

C’est apprendre à tenir ensemble deux vérités.

Les besoins de l’autre comptent.

Et les nôtres comptent également.

C’est prendre en considération ce que l’autre ressent tout en tenant compte de ce que nous ressentons nous mêmes.

C’est laisser une place à la possibilité d’un nous, sans que ce nous exige la disparition de l’un ou de l’autre.

Nous pouvons entendre le point de vue de l’autre sans renoncer à nos ressentis.

Nous pouvons comprendre sa déception sans en devenir responsables.

Nous pouvons dire non sans retirer notre amour.

Nous pouvons ne pas être d’accord sans nécessairement être dans le rejet.

Et surtout, nous pouvons accepter que quelqu’un soit déçu par notre limite sans conclure que nous avons mal agi.

La déception de l’autre n’est pas toujours la preuve que notre limite est injuste.

Parfois, elle est simplement la conséquence du fait que nous ne répondons plus comme l’autre en avait l’habitude.

Une limite est un acte d’amour envers nous mêmes

Au fond, poser une limite demande souvent une chose très simple, mais profondément importante.

Accepter de ne plus nous abandonner nous mêmes pour être accepté(e)s par quelqu’un d’autre.

Parce que nous avons parfois tellement appris à écouter les autres que nous devons réapprendre à nous écouter nous mêmes.

Entendre cette petite voix intérieure qui nous dit.

Cela ne nous convient plus.

Nous n’avons plus l’énergie.

Nous avons besoin d’espace.

Nous ne sommes pas d’accord.

Et comprendre que ces paroles ont elles aussi le droit d’exister.

Alors oui, certaines personnes n’aimeront peut être pas nos limites.

Mais notre mission n’est pas d’être confortables pour tout le monde.

Notre responsabilité est aussi de construire avec nous mêmes une relation dans laquelle nous ne nous trahissons plus pour conserver une relation avec quelqu’un d’autre.

Parce qu’au fond, poser une limite, c’est peut être simplement dire.

Nous tenons à l'autre mais nous tenons aussi suffisamment à nous mêmes pour ne plus avoir besoin de disparaître dans la relation.

Finalement, c'est apprendre à nous respecter etbne plus confondre l’amour avec l’oubli de soi.

©️Audrey Delrue
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Communiquer, se comprendre et se rejoindreCommuniquer est important.Mais communiquer ne signifie pas nécessairement se c...
22/08/2026

Communiquer, se comprendre et se rejoindre

Communiquer est important.

Mais communiquer ne signifie pas nécessairement se comprendre, et encore moins se rejoindre dans ce que l’on tente d’exprimer.

Nous pouvons exprimer nos besoins, nos limites, notre ressenti et notre point de vue à partir de la réalité qui nous est propre.

Nous pouvons essayer de mettre des mots justes sur ce que nous vivons, prendre le temps d’expliquer, de préciser, de reformuler.

Pourtant, lorsque la personne en face de nous n’en est pas rendue au même endroit intérieurement, elle peut ne pas entendre ce que nous tentons réellement de lui transmettre.

Elle peut entendre autre chose.

Elle peut interpréter nos paroles à travers son propre vécu, ses expériences, ses blessures, ses peurs, ses croyances ou simplement son état émotionnel du moment.

Il peut alors exister un véritable décalage entre le message émis et celui qui est reçu.

Nous pouvons penser que si notre message est suffisamment clair, il sera nécessairement compris.

Pourtant, la réalité est tout autre.

Chacun reçoit un message à travers son propre prisme.

Ce qui est évident pour nous ne l’est pas forcément pour l’autre.

Ce qui nous semble être une expression simple de notre ressenti peut être vécu par l’autre comme une critique, une accusation, une remise en question.

C’est ainsi qu’une personne peut parfois regarder davantage la forme que le fond.

Elle peut s’arrêter sur le ton employé, sur un mot maladroit, sur une formulation imparfaite, et passer à côté de ce qui était réellement exprimé derrière ces mots.

La forme peut évidemment avoir son importance.

Nous avons tous une responsabilité dans notre manière de communiquer.

Mais il existe une différence entre questionner la forme et utiliser la forme pour éviter de rencontrer le fond.

Car derrière une maladresse, il peut y avoir une souffrance.

Derrière une colère, un besoin non entendu.

Derrière une limite, une longue période d’adaptation.

Derrière une demande, parfois simplement le besoin d’être reconnu dans ce que l’on vit.

Communiquer avec conscience demande alors d’apprendre à écouter au delà des mots.

Mais cela demande aussi de savoir s’écouter soi même.

Avant de pouvoir exprimer clairement ce dont nous avons besoin, encore faut il être suffisamment connecté à soi pour reconnaître ce qui se passe intérieurement.

Nos émotions peuvent nous renseigner sur quelque chose qui a été touché, nos limites peuvent nous indiquer quelque chose qui n’est plus acceptable pour nous, et nos besoins peuvent nous montrer ce qui est essentiel à notre équilibre.

Cette écoute intérieure est particulièrement importante lorsque nous avons appris à nous adapter, à faire passer les besoins des autres avant les nôtres ou à nous inscrire dans le sacrifice afin de préserver la relation.

Dans ces fonctionnements, il peut devenir difficile de reconnaître que nous avons nous aussi le droit d’avoir des besoins, des limites et des attentes relationnelles.

Nous pouvons avoir tellement pris l’habitude de nous ajuster à l’autre que nous finissons par ne plus savoir où nous commençons et où l’autre s’arrête.

Alors, lorsque nous exprimons enfin ce qui est important pour nous et que nous ne nous sentons pas entendus, cela peut être particulièrement douloureux.

Nous pouvons avoir fait l’effort de parler avec calme, d’expliquer notre ressenti, de préciser notre besoin et de poser une limite avec respect.

Malgré cela, nous pouvons repartir de l’échange avec cette sensation profonde de ne pas avoir été réellement entendus.

Il est alors important de distinguer plusieurs réalités.

Parfois, l’autre n’a simplement pas compris.

Il peut être nécessaire de reformuler, de préciser davantage et de vérifier ce qu’il a réellement entendu.

Mais parfois, nous découvrons que le problème n’est pas notre manière de communiquer.

L’autre a compris ce que nous exprimions, mais il ne peut pas, ne sait pas ou ne souhaite pas y répondre.

Cette prise de conscience peut être difficile, car elle nous confronte aux limites de la communication.

Nous pouvons expliquer encore et encore, chercher les bons mots, modifier notre manière de parler, tenter d’être plus doux, plus précis, plus patient.

Mais il arrive un moment où nous devons reconnaître que la compréhension de l’autre ne dépend plus uniquement de la qualité de notre message.

Nous pouvons parfaitement être sincères, clairs et respectueux, sans pour autant être entendus comme nous aimerions l’être.

Et cela ne signifie pas automatiquement que notre besoin est excessif.

Le fait qu’une personne ne puisse pas répondre à un besoin ne signifie pas que ce besoin est illégitime.

Il nous appartient cependant de regarder avec honnêteté ce que cette réalité nous apprend sur la relation.

Il peut arriver que l’autre ne sache pas répondre à ce besoin.

Il peut manquer de ressources émotionnelles, ne pas avoir appris à communiquer de cette manière ou ne pas avoir conscience de ce qui se joue pour lui même.

Mais il peut aussi arriver qu’il comprenne parfaitement et qu’il ne souhaite simplement pas répondre à ce besoin.

Dans ce cas, continuer à chercher la formulation parfaite peut nous éloigner de l’essentiel.

Cela consiste alors à reconnaître la réalité telle qu’elle est, plutôt que telle que nous aimerions qu’elle soit.

Lorsque nous ne nous sentons pas entendus dans nos besoins, nous pouvons être tentés de nous remettre constamment en question.

Nous pouvons nous demander si nous demandons trop, si nous sommes trop sensibles, trop exigeants ou si nous aurions dû nous exprimer autrement.

À force, nous pouvons finir par douter de notre propre ressenti.

Nous pouvons aussi choisir de minimiser ce que nous vivons.

Nous dire que ce n’est pas si grave, que l’autre est simplement comme cela, que nous devons faire avec, que nous devons être compréhensifs.

Et parfois, sans même nous en rendre compte, nous recommençons à nous abandonner nous mêmes pour préserver la relation.

S’écouter ne signifie pas considérer que notre ressenti est automatiquement une vérité absolue sur l’autre.

Notre ressenti nous appartient, notre perception nous appartient, notre interprétation peut être questionnée.

Mais ce que nous ressentons mérite d’être regardé avec sérieux.

Il est possible de reconnaître notre part sans nier notre expérience.

Nous pouvons nous demander intérieurement ce qui relève réellement de nous, ce qui appartient à l’autre, ce qui vient de notre histoire et ce qui se passe réellement dans la relation présente.

Cette distinction nous permet de ne pas transformer chaque émotion en accusation, tout en évitant de transformer chaque difficulté en remise en question de nous mêmes.

Car se responsabiliser ne signifie pas tout prendre sur soi.

De la même manière, poser une limite ou exprimer un besoin ne signifie pas exiger que l’autre y réponde.

Dire ce que nous ressentons ne signifie pas imposer à l’autre de ressentir la même chose.

Comprendre n’est pas être d’accord.

Écouter n’est pas se soumettre.

Respecter n’est pas approuver.

Et aimer quelqu’un ne signifie pas être capable de répondre à tous ses besoins.

Deux personnes peuvent donc sincèrement s’aimer et pourtant ne pas être capables de se rejoindre sur certains besoins fondamentaux.

C’est une réalité parfois difficile à accepter.

Nous aimerions souvent croire qu’avec suffisamment d’amour, de dialogue, de patience et de bonne volonté, tout peut être réparé.

Pourtant, certaines différences ne sont pas des problèmes de communication.

Elles peuvent révéler des besoins, des valeurs ou des fonctionnements profondément différents.

La conscience consiste alors à ne pas s’épuiser indéfiniment à essayer d’être compris par quelqu’un qui n’est pas disponible pour entendre.

Il arrive un moment où la question n’est plus de savoir comment mieux expliquer, mais de regarder ce que la relation nous montre.

Lorsque nous avons exprimé clairement ce dont nous avons besoin et que, malgré cela, rien ne change, cette réalité devient elle même une information.

Elle nous invite à revenir vers nous et à reconnaître ce qui est essentiel à notre équilibre.

Parfois, nous découvrons que nous pouvons accepter que l’autre ne puisse pas répondre à certains besoins et trouver d’autres façons de prendre soin de nous.

Parfois, nous comprenons que nous avons besoin de réajuster nos attentes.

Et parfois encore, nous réalisons que rester dans une relation où nos besoins fondamentaux sont constamment ignorés nous demande un niveau de renoncement à nous mêmes que nous ne souhaitons plus accepter.

Ce constat ne nécessite pas forcément de désigner un coupable.

Il peut simplement s’agir de reconnaître une incompatibilité, une limite ou une réalité relationnelle.

La communication consciente n’a donc pas pour objectif de nous permettre d’obtenir de l’autre qu’il nous comprenne à tout prix.

Elle nous apprend plutôt à devenir suffisamment présents à nous mêmes pour savoir ce que nous vivons, ce que nous ressentons, ce dont nous avons besoin et ce que nous sommes prêts ou non à accepter.

Elle nous apprend aussi à laisser à l’autre la responsabilité de son propre monde intérieur.

Nous pouvons ouvrir une porte, mais nous ne pouvons pas forcer quelqu’un à la franchir.

Nous pouvons exprimer notre vérité, mais nous ne pouvons pas imposer à l’autre de la recevoir comme nous la vivons.

Nous pouvons faire notre part dans la relation, mais nous ne pouvons pas faire celle de l’autre.

Et peut être que la véritable maturité relationnelle se trouve précisément là.

Apprendre à communiquer avec suffisamment de sincérité pour ne plus nous trahir, suffisamment d’écoute pour ne pas enfermer l’autre dans notre propre perception, et suffisamment de conscience pour reconnaître lorsque le dialogue permet réellement une rencontre et lorsqu’il ne le permet plus.

Car se comprendre et se rejoindre ne signifie pas devenir identiques.

C’est pouvoir rencontrer l’autre sans avoir à disparaître soi même.

C’est pouvoir entendre sa réalité sans nier la nôtre.

Et c’est aussi pouvoir accepter que parfois, malgré toute la sincérité, toute la bienveillance et tous les mots que nous pouvons poser, deux personnes ne parviennent pas à se rejoindre au même endroit.

Dans ces moments là, revenir à soi n’est pas renoncer à l’autre.

C’est peut être simplement cesser de se renoncer soi même.

©️Audrey Delrue
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