05/10/2026
J'ai reçu ce message de Marc de la Ménardière quelques jours seulement après sa mort. Je l’ai gardé pour moi parce que je n’osais pas le publier tout de suite. J’avais besoin de laisser un peu de temps passer, de laisser les choses se poser et, je crois aussi, je résistais encore.
Pourtant, cela fait près de vingt jours que, tous les matins, c’est la même chose : j’ouvre Facebook et je vois sa tête. J’ouvre Instagram, je vois encore sa tête, toujours dès la première publication.
J’ai déjà fait beaucoup de communications avec des personnes décédées, dont certaines étaient beaucoup plus connues. Même avec Tal Schaller, ce n’était pas comme ça. Là, je sens une véritable insistance et je sais, au fond de moi, que Marc veut que ce message soit transmis.
J’aurais pu vous le partager en vidéo, comme je le fais habituellement, mais cette fois-ci, je n’en ai pas l’élan. J’ai simplement besoin de l’écrire, de le déposer ici, de vous le transmettre et, d’une certaine manière, de m’en libérer aussi.
J’ai freiné jusqu’à aujourd’hui, mais maintenant, je ne le retiens plus. Alors voici son message :
« Si vous m’avez suivi, écouté, lu ou simplement croisé à un moment de votre vie, j’aimerais vous dire quelque chose de très simple : ne passez pas votre vie à attendre.
On pense toujours qu’on aura le temps, le temps de changer, de partir, de revenir, de dire “je t’aime” ou de réaliser ce projet qui nous appelle depuis des années. Puis un jour, la vie nous rappelle qu’elle ne nous appartient pas autant qu’on le croyait.
Alors, n’attendez pas.
Je voudrais aussi vous dire de ne pas chercher à devenir quelqu’un d’autre sous prétexte de vous éveiller. Vous n’avez pas besoin d’être parfaits pour être profondément vivants, vous avez le droit d’avoir peur, de douter, de vous tromper et de recommencer.
Ce qui compte, c’est d’être là, vraiment là, avec ceux que vous aimez, avec vos enfants, votre compagnon ou votre compagne, vos amis, la nature, mais aussi avec vous-mêmes.
Et si quelque chose de moi vous a touchés un jour, ne vous attachez pas à moi. Prenez ce que cela a réveillé en vous et continuez votre propre chemin. Ne faites de personne votre maître, car la vie elle-même est votre enseignement.
Regardez autour de vous. Il y a peut-être quelqu’un que vous aimez et à qui vous ne l’avez pas suffisamment dit, alors dites-le-lui.
Il y a peut-être aussi quelque chose que votre âme réclame depuis longtemps, mais que vous repoussez parce que ce n’est jamais le bon moment, alors faites un premier pas.
Et surtout, ne croyez pas que vivre spirituellement signifie quitter la matière.
Aimez cette Terre, aimez votre corps, aimez les choses simples : riez, mangez ensemble, marchez dehors, prenez vos enfants dans vos bras, regardez le ciel.
La spiritualité n’est peut-être finalement que cela : être suffisamment présent pour comprendre à quel point être vivant est extraordinaire.
Ne pleurez pas seulement ceux qui partent, honorez-les en vivant pleinement pendant que vous êtes encore là. »