L'Art de Soi

Directions

L'Art de Soi "You are a work of art" L’art-thérapie est une pratique paramédicale qui utilise l’activité artistique à des fins thérapeutiques.

L’art-thérapie concerne tous les âges et est indiquée pour les personnes ayant :

• des difficultés à s’exprimer et communiquer verbalement avec les autres.
• des difficultés à organiser et structurer leurs pensées.
• des difficultés à relier les mots à leur ressenti.
• une perte de confiance en soi ou d’estime de soi.
• de l’anxiété et du stress. A travers la production artistique, l’art-thérapeute aide à développer les capacités créatives, à construire une image valorisante de soi, à exprimer et soulager une souffrance. A noter qu’aucun talent artistique n’est requis pour bénéficier pleinement de l’art-thérapie.

LÀ OÙ L’ÉNERGIE VA, LA VIE GRANDITC’est une phrase que j’aime particulièrement.Notre attention influence aussi ce que no...
15/10/2026

LÀ OÙ L’ÉNERGIE VA, LA VIE GRANDIT
C’est une phrase que j’aime particulièrement.
Notre attention influence aussi ce que nous finissons par remarquer.
Avec un enfant, le comportement difficile peut parfois prendre tellement de place que les petits progrès deviennent presque invisibles.
Dans un couple, les irritations peuvent progressivement masquer les petits gestes de l’autre.
Dans une équipe, nous pouvons passer beaucoup de temps à corriger ce qui ne fonctionne pas et oublier de reconnaître ce qui évolue.
Et envers nous-mêmes, nous faisons souvent exactement la même chose.
Il ne s’agit pas d’ignorer ce qui est difficile, de nier un problème ou de chercher du positif à tout prix.
Il s’agit aussi de laisser une place à ce qui fonctionne, à ce qui évolue, à ce que nous apprenons et à ce qui commence doucement à changer.
Parfois, quelque chose grandissait déjà. Nous étions simplement trop occupés à regarder ailleurs pour le remarquer.
Là où l’énergie va, la vie grandit.

Je vous souhaite une belle journée douce, créative et lumineuse. ✨
Coralie

14/10/2026

Et si, pour une fois, notre gouvernement choisissait de prévenir plutôt que de punir ?

Je lis aujourd'hui qu'à la suite des événements que traverse notre île, le gouvernement envisage d'abaisser de 14 à 12 ans l'âge permettant la détention et la poursuite de mineurs.

Et je m'interroge profondément.

Nous savons aujourd'hui, grâce aux neurosciences, que le cerveau continue de se développer jusque dans la vingtaine, notamment les régions impliquées dans la régulation émotionnelle, l'anticipation des conséquences, le contrôle des impulsions et la prise de décision.

Et pourtant, nous attendons de nos enfants de 12 ans qu'ils fassent preuve d'un discernement et d'une maîtrise de soi que nos propres autorités, composées d'adultes, ne semblent pas toujours capables d'exercer dans leurs décisions.

Je ne cherche absolument pas à justifier les violences, les destructions ou les comportements dangereux. Ces actes ont des conséquences réelles et nécessitent des réponses.

Mais la responsabilité ne devrait pas être synonyme de répression et de punition systématiques.

Ce qui me questionne profondément, c'est cette tendance de nos autorités à attendre que les situations deviennent catastrophiques avant de réagir.

Pourquoi faut-il attendre que des enfants participent à des émeutes pour s'interroger sur leur encadrement, leur accompagnement, leur environnement et leur avenir ?

Pourquoi notre gouvernement semble-t-il si souvent fonctionner dans la réaction plutôt que dans la prévention et l'anticipation ?

Pourquoi ne pas investir davantage, en amont, dans la santé mentale, l'éducation émotionnelle, le soutien à la parentalité, les interventions psychosociales, les activités éducatives et créatives, et l'accompagnement des jeunes en difficulté ?

Et aujourd'hui, face aux jeunes qui ont été arrêtés, pourquoi ne pas envisager également d'autres réponses ?

Pourquoi ne pas mettre en place, pour chaque jeune concerné, une évaluation individuelle et, lorsque cela est nécessaire, un véritable programme d'accompagnement psychologique, éducatif et familial, financé par l'État ?

Un accompagnement qui ne se limiterait pas à quelques rencontres, mais qui s'inscrirait dans la durée.

Un suivi qui permettrait de comprendre ce qui a conduit ce jeune à agir ainsi, de l'aider à développer ses capacités de réflexion, de discernement, de régulation émotionnelle et de résolution des conflits.

Un accompagnement qui inclurait aussi sa famille, lorsque cela est approprié, pour comprendre les difficultés rencontrées, renforcer les relations, soutenir les parents et permettre à chacun de retrouver des ressources.

Pourquoi ne pas envisager également des démarches de réparation, de responsabilisation et de justice restaurative, lorsque les conditions le permettent ?

Responsabiliser un enfant, ce n'est pas uniquement le punir. C'est aussi lui donner les moyens de comprendre ses actes, d'en mesurer les conséquences et d'apprendre à agir autrement.

Bien sûr, toutes les situations sont différentes. Tous les jeunes n'ont pas les mêmes besoins, ni les mêmes histoires, ni les mêmes difficultés. C'est précisément pour cela qu'une réponse uniquement punitive et généralisée ne peut pas constituer une véritable politique d'accompagnement.

Et surtout, ces solutions ne sont pas à inventer de toutes pièces !

À Maurice, nous avons des psychologues, des thérapeutes, des éducateurs, des travailleurs sociaux, des associations, des ONG et des professionnels qui connaissent les réalités du terrain, les difficultés des familles et les besoins de notre jeunesse.

Écoutez-les. Consultez-les. Associez-les aux décisions. Donnez-leur les moyens de travailler.

Débloquez des financements pour des suivis accessibles, réguliers et durables. Renforcez les équipes existantes. Développez des programmes de prévention dans les écoles, les quartiers et les communautés. Soutenez les familles avant qu'elles ne se retrouvent dans des situations de crise.

Il existe des compétences, des connaissances, des expériences et des solutions. Encore faut-il avoir la volonté politique de les mobiliser.

Nous avons besoin d'une véritable politique de prévention, pensée, financée, coordonnée et construite dans la durée. Pas uniquement de mesures décidées dans l'urgence lorsque la situation devient incontrôlable.

Nos dirigeants ont une responsabilité particulière : celle d'anticiper les difficultés sociales, de soutenir les dispositifs existants, d'écouter les professionnels de terrain et de créer les conditions nécessaires au développement et au bien-être de notre jeunesse.

Nous ne pouvons pas continuellement demander à nos enfants de réfléchir avant d'agir si les autorités qui les gouvernent semblent elles-mêmes attendre que les conséquences soient dramatiques avant de réfléchir aux solutions.

Nos enfants ont besoin d'un cadre, oui. Mais ils ont aussi besoin d'écoute, de sécurité, d'accompagnement, de perspectives et d'adultes capables de penser à leur avenir avant qu'il ne soit trop t**d.

Abaisser l'âge auquel un enfant peut être détenu ou poursuivi ne répond pas aux causes profondes de ces comportements. Cela ne résout ni les difficultés familiales, ni les vulnérabilités sociales, ni les besoins psychologiques, éducatifs et émotionnels de ces jeunes.

Et si notre gouvernement consacrait enfin autant d'énergie, de moyens et de volonté politique à prévenir les difficultés, à accompagner les jeunes et à soutenir leurs familles qu'à renforcer les sanctions une fois les dégâts constatés ?

La prévention n'est pas une faiblesse. L'accompagnement n'est pas de la complaisance. Et la responsabilisation ne devrait jamais exclure la possibilité d'apprendre, de réparer et de se reconstruire.

Notre jeunesse mauricienne mérite mieux qu'une politique qui attend la crise pour reagir.
Nous méritons tous mieux !

La culpabilité peut nous dire :« J’ai fait quelque chose que je regrette. »La honte peut nous faire penser :« C’est moi ...
13/10/2026

La culpabilité peut nous dire :
« J’ai fait quelque chose que je regrette. »
La honte peut nous faire penser :
« C’est moi qui ne suis pas assez bien. »
Cette différence est importante.
Un enfant peut passer de « j’ai fait une bêtise » à « je suis méchant ».
Un adolescent d’un échec à « je suis nul ».
Un adulte d’une erreur professionnelle à « je ne suis pas à la hauteur ».
Un parent de « je regrette d’avoir crié » à « je suis une mauvaise mère » ou « un mauvais père ».
La culpabilité peut nous permettre de reconnaître ce qui s’est passé, de prendre notre responsabilité et, lorsque c’est possible, de réparer.
La honte, elle, touche à notre sentiment de valeur.
En session, le processus créatif peut offrir un autre espace pour déposer et explorer certaines de ces expériences, parfois difficiles à mettre en mots, et permettre à la personne de construire son propre sens.
Nous pouvons reconnaître nos erreurs sans les laisser devenir une définition de qui nous sommes.
Je vous souhaite une belle journée douce, créative et lumineuse. ✨
Coralie

Brené Brown fait une distinction que j’aime beaucoup : il y a une différence entre belonging (appartenir) et fitting in ...
11/10/2026

Brené Brown fait une distinction que j’aime beaucoup : il y a une différence entre belonging (appartenir) et fitting in (s’adapter pour être accepté).
Cette distinction peut nous concerner à tous les âges.
L’enfant qui cherche à comprendre comment il doit être pour être apprécié.
L’adolescent qui modifie sa façon de parler, de s’habiller ou de se comporter pour trouver sa place.
L’adulte qui s’adapte aux attentes de sa famille, de son couple ou de son environnement professionnel jusqu’à parfois perdre de vue ses propres besoins.
Nous avons tous besoin d’appartenir. Et s’adapter fait naturellement partie de la vie en société.
Mais lorsque nous devons continuellement cacher, modifier ou retenir certaines parties de nous-mêmes pour être acceptés, cette adaptation peut finir par nous éloigner de qui nous sommes.
En session, l’art peut devenir un moyen d’exploration et d’expression, au sein d’une relation thérapeutique où la personne peut progressivement explorer ce qui lui appartient, sans avoir à correspondre à ce qu’elle pense que l’on attend d’elle.
Parce qu’appartenir ne devrait pas nécessiter de devenir quelqu’un d’autre.
Je vous souhaite une belle journée douce, créative et lumineuse. ✨
Coralie

En art-thérapie, il n’existe pas un seul format qui conviendrait à tout le monde.Parfois, une personne a besoin d’un esp...
06/10/2026

En art-thérapie, il n’existe pas un seul format qui conviendrait à tout le monde.
Parfois, une personne a besoin d’un espace rien qu’à elle.
Un endroit où elle peut prendre son temps, créer, parler, se taire, explorer ce qui lui appartient.
Parfois, ce qui a besoin d’être travaillé se trouve aussi dans une relation.
Entre un parent et son enfant, par exemple.
Créer ensemble permet alors d’observer autrement comment chacun trouve sa place, communique, s’ajuste à l’autre ou traverse un désaccord.
Et parfois, c’est le groupe qui offre quelque chose de différent.
Rencontrer l’autre.
Se reconnaître dans son expérience.
Oser prendre sa place.
Découvrir que l’on peut être différent tout en appartenant au groupe.

Individuel, dyadique ou groupe ne sont donc pas trois versions de la même séance.
Chaque cadre ouvre des possibilités différentes.
La question n’est pas :
« Quel format est le meilleur ? »
Mais plutôt :
« De quel espace cette personne a-t-elle besoin aujourd’hui ? » 🌿

Je vous souhaite une belle journée, douce, créative et lumineuse. 🌈✨
Coralie

« Je ne sais pas comment l’expliquer. »Parfois, quelque chose est là.On le ressent dans le corps : une boule au ventre, ...
05/10/2026

« Je ne sais pas comment l’expliquer. »
Parfois, quelque chose est là.
On le ressent dans le corps : une boule au ventre, une tension, une envie de pleurer…
Mais quand on essaie de l’expliquer, les mots ne viennent pas.
Face au stress ou à certaines expériences difficiles, mettre ce que l’on ressent en mots peut devenir compliqué.
C’est aussi là que l’art-thérapie peut ouvrir une autre voie.
Une couleur.
Une forme.
De l’argile.
Une image.
Une trace sur une feuille.
Pas pour « dessiner le problème ».
Pas pour devoir expliquer immédiatement ce que cela signifie.
Mais pour laisser quelque chose émerger autrement, à son rythme.
Parfois, les mots viennent ensuite.
Parfois beaucoup plus t**d.
Et parfois, ce jour-là, ils ne viennent pas.

On peut commencer là où la personne est, même lorsque les mots ne sont pas encore là. 🌿

Je vous souhaite une belle journée, douce, créative et lumineuse. 🌈✨
Coralie

« De l’art-thérapie en entreprise ? Ah oui… un atelier peinture pour se détendre ! »Pas vraiment. 😊Une activité créative...
02/10/2026

« De l’art-thérapie en entreprise ? Ah oui… un atelier peinture pour se détendre ! »
Pas vraiment. 😊

Une activité créative peut être agréable, relaxante et avoir toute sa place dans une entreprise.
Mais ce n’est pas nécessairement de l’art-thérapie.
L’art-thérapie s’inscrit dans un cadre professionnel et utilise le processus créatif pour permettre d’explorer autrement ce qui peut parfois être difficile à mettre en mots.
Dans un contexte professionnel, cela peut ouvrir un espace autour du stress, des relations, de la communication, du sentiment d’appartenance, des périodes de changement ou encore de la manière dont chacun trouve sa place dans un groupe.
Et non, personne n’a besoin de savoir dessiner. 🎨
Ce qui nous intéresse n’est pas de produire quelque chose de « beau ».
C’est ce qui peut se passer pendant le processus.
Créer peut permettre de ralentir, d’observer, de prendre du recul, de faire émerger une autre perspective… et parfois de rendre visible quelque chose que les mots seuls n’avaient pas permis d’exprimer.
Alors oui, il peut y avoir de la peinture.
Mais l’art-thérapie au travail, ce n’est certainement pas juste « faire un peu de peinture ». 🌿

Je vous souhaite une belle journée, douce, créative et lumineuse. 🌈✨
Coralie

Créer seul… et créer au milieu d’un groupe, ce n’est pas la même expérience.Parce qu’en groupe, il n’y a pas seulement c...
30/09/2026

Créer seul… et créer au milieu d’un groupe, ce n’est pas la même expérience.
Parce qu’en groupe, il n’y a pas seulement ce que je crée.
Il y a aussi les autres.
Celui qui prend beaucoup de place.
Celui qui observe longtemps avant de commencer.
Celui qui demande de l’aide.
Celui qui n’ose pas montrer ce qu’il a fait.
Celui qui encourage spontanément quelqu’un d’autre.
Il y a les regards, les silences, les échanges, les hésitations, les rires… et parfois les désaccords.
Et tout cela peut faire partie du processus.

Dans un groupe d’art-thérapie, la création permet d’explorer son propre monde, mais aussi la manière dont on entre en relation avec les autres.
Est-ce que je trouve ma place ?
Est-ce que j’ose être différent ?
Est-ce que je me compare ?
Puis-je demander de l’aide ?
Puis-je créer quelque chose qui me ressemble alors que les autres font autrement ?

Et parfois, il se passe quelque chose de très précieux :
« Je pensais être le seul à ressentir ça. »
Le groupe ne remplace pas le travail individuel.
Il offre simplement autre chose.
Un espace où l’on peut aussi se découvrir à travers la rencontre avec les autres. 🌿

Je vous souhaite une belle journée, douce, créative et lumineuse. 🌈✨
Coralie

Un grand merci au Dr Janine Rivalland d’avoir pris le temps hier de venir parler de la ménopause au Collège du Saint-Esp...
30/09/2026

Un grand merci au Dr Janine Rivalland d’avoir pris le temps hier de venir parler de la ménopause au Collège du Saint-Esprit de Rivière-Noire, auprès des membres du staff ainsi que de bénéficiaires accompagnées par Le Pont du Tamarinier.

Un temps d’échange précieux pour mieux comprendre la ménopause, ses manifestations et les différentes possibilités d’accompagnement et de traitement.

La ménopause concerne directement la santé et le bien-être des femmes. Elle peut avoir un véritable impact sur leur vie privée et professionnelle, leur rythme de travail, leur énergie, leurs émotions et leur qualité de vie.
Pouvoir en parler est essentiel. Comprendre ce qui se passe, être mieux informée et connaître les différentes solutions possibles l’est tout autant.

Merci au Dr Rivalland pour son engagement et son travail de sensibilisation autour de la ménopause, mais aussi pour la bienveillance avec lesquelles elle a partagé son expertise. 🌸

« Pourtant, à l’école, tout va bien… »Il travaille.Il respecte les règles.Il participe.Il ne pose pas de problème.Et pui...
28/09/2026

« Pourtant, à l’école, tout va bien… »
Il travaille.
Il respecte les règles.
Il participe.
Il ne pose pas de problème.
Et puis il rentre à la maison…
Il explose pour une toute petite chose.
Il pleure.
Il s’oppose.
Il semble épuisé.
Ou il a simplement besoin de se couper de tout.
Alors forcément, on se demande :
« Mais pourquoi seulement avec nous ? »
Parce qu’un enfant ne fonctionne pas nécessairement de la même manière dans tous ses environnements.
À l’école, certains enfants mobilisent énormément d’énergie pour s’adapter, suivre le rythme, gérer les interactions, respecter les attentes ou contenir ce qu’ils ressentent.
Et lorsqu’ils arrivent dans un endroit où ils se sentent suffisamment en sécurité… la tension peut redescendre.
Cela ne veut pas dire que chaque crise à la maison cache une difficulté à l’école.
Mais « tout va bien à l’école » ne raconte pas toujours toute l’histoire non plus.

Plutôt que de chercher où est le problème, il peut être intéressant de regarder l’enfant dans son ensemble :
Comment dort-il ?
Comment vit-il ses journées ?
Qu’est-ce qui lui demande beaucoup d’effort ?
Quand les difficultés apparaissent-elles ?

Et surtout… qu’est-ce qu’elles essaient peut-être de nous montrer ?
Un comportement n’est pas toute l’histoire d’un enfant. 🌿

Je vous souhaite une belle journée, douce, créative et lumineuse. 🌈✨
Coralie

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