21/08/2026
🍺💊Addictions : parlons aussi de leurs conséquences sur nos relations
La semaine dernière sur NC Première, avec Jerusha, nous avons parlé des addictions aux côtés de David, infirmier en psychiatrie et trésorier de PRISMES.
Au-delà des produits et de leurs effets, nous avons surtout voulu parler de ce qu’une consommation peut changer dans notre vie et dans nos relations : avec soi-même, sa famille, ses ami·es, son couple, sa sexualité… mais aussi dans notre capacité à poser nos limites et à respecter celles des autres.
Car les conséquences d’une consommation ne concernent pas toujours uniquement la personne qui consomme.
Une consommation peut aussi avoir des répercussions sur le travail, la vie familiale, l’estime de soi ou les relations avec les autres, bien avant de parler d’addiction.
Et parfois, derrière une consommation, il y a une souffrance, un traumatisme, un deuil, un manque de confiance ou quelque chose que l’on cherche à apaiser.
Comme l’a expliqué David : la substance peut devenir un « pansement ». Elle peut masquer momentanément une blessure, sans la faire disparaître.
Alors, plutôt que de juger, une question peut aider à faire le point :
« Qu’est-ce que cette consommation est en train de changer dans ma vie et dans mes relations ? »
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être dans l’addiction pour demander de l’aide.
🗣️ Groupe de parole Addictions
Tous les jeudis à 19h15, dans les locaux de PRISMES.
Un espace pour parler, échanger et être écouté·e, sans jugement.
• SOS Écoute : 05 30 30
• DECLIC : 25 50 78 — pour les jeunes consommateurs et leur entourage
• Centre de Soins en Addictologie : 24 01 66
• PRISMES : 24 15 17 — information et orientation Santé Affective Relationnelle et Sexuelle
Merci à NC Première, Jerusha et David pour cet échange sans jugement ni moralisation.
Parce que parler des addictions, c’est aussi parler de leurs conséquences, de nos vulnérabilités et surtout de nos liens aux autres.
ADDICTIONS : ET SI ON PARLAIT AUSSI DE CE QU’ELLES CHANGENT DANS NOS RELATIONS ?
Aujourd’hui dans Ligne Directe, nous avons parlé d’addictions avec David, infirmier en psychiatrie et trésorier de l’association Prismes.
Mais plutôt que de parler uniquement des produits et de leurs effets, nous avons choisi de nous intéresser à ce qui se joue autour : notre rapport à nous-mêmes et aux autres, nos amitiés, notre famille, notre couple, notre sexualité, notre capacité à poser nos limites ou à respecter celles de l’autre.
Car une consommation ne concerne pas toujours uniquement la personne qui consomme.
L’alcool en est un bon exemple parce qu’il occupe une place particulière dans notre vie sociale. « Aller boire un verre », faire la fête, rencontrer du monde… Consommer peut parfois donner l’impression d’être plus à l’aise, de mieux parler aux autres, de se détendre ou de se désinhiber.
Mais lorsque les quantités augmentent, notre comportement peut lui aussi changer. David a notamment rappelé que la désinhibition peut conduire à des comportements que nous n’aurions pas forcément eus autrement, et pose aussi des questions essentielles autour du consentement lorsque l’une des personnes est sous l’influence d’une substance.
Nous avons également essayé de mieux comprendre les différentes étapes : usage à risque, usage problématique, puis addiction.
Un usage peut déjà devenir problématique lorsqu’il commence à avoir des conséquences sur notre vie, notre travail, nos relations familiales ou l’image que nous avons de nous-mêmes. Et il est possible d’agir avant d’en arriver à l’addiction, notamment grâce à la réduction des risques et à l’accompagnement.
Derrière une consommation, il peut aussi y avoir une vulnérabilité, un traumatisme, un deuil, un manque de confiance en soi ou quelque chose que l’on cherche momentanément à oublier. David a utilisé une image très parlante pendant l’émission : celle du « pansement ». La substance peut momentanément masquer une blessure ou une difficulté, sans pour autant la faire disparaître.
Il y a aussi la question du groupe, notamment chez les plus jeunes : cette envie d’appartenir, de faire comme les autres, cette impression parfois que l’alcool, le tabac ou d’autres consommations font partie de la fête ou même d’un « rite de passage ». Pourtant, comme David l’a rappelé : l’alcool, la cigarette électronique ou le tabac ne sont pas obligatoires pour appartenir à un groupe ou faire la fête.
Cette émission n’avait pas vocation à juger ou à moraliser.
Peut-être simplement à nous inviter à nous poser une question :
« Qu’est-ce que cette consommation est en train de changer pour moi, dans ma vie et dans mes relations ? »
Et surtout, rappeler qu’il n’est pas nécessaire d’attendre d’être dans l’addiction pour demander de l’aide. On peut simplement avoir besoin de faire le point sur sa consommation, de poser une question ou de s’inquiéter pour un enfant, un proche, une amie ou un ami.
📞 RESSOURCES EN NOUVELLE-CALÉDONIE
• SOS Ecoute - Nouvelle Calédonie : 05 30 30
Pour parler, être écouté et être orienté.
• DECLIC : 25 50 78
Consultations pour les jeunes consommateurs et leur entourage.
• Centre de Soins en Addictologie (CSA) : 24 01 66
Pour parler de ses consommations et être accompagné par des professionnels de santé.
• Association Prismes : 24 15 17
Pour être informé et orienté vers les ressources adaptées.
Merci à David et à l’association Prismes pour cet échange sans jugement et sans moralisation.
Parce que parler des addictions, c’est bien sûr parler des consommations. Mais c’est aussi parler de ce que nous cherchons parfois derrière elles, de nos vulnérabilités, de nos comportements et surtout de nos liens aux autres.