30/05/2026
🇫🇷 Selon une étude publiée dans le Journal of Family and Child Health (Cleece & Hill, 2025), 2 victimes d’abus sexuels dans l’enfance sur 3 présentent des troubles mentaux ou émotionnels à l’âge adulte.
Anxiété. Dépression. Troubles alimentaires. Schémas relationnels répétitifs. Colère disproportionnée. Sentiment permanent d’être à côté de soi-même.
Ce que la plupart ne savent pas, c’est que ces symptômes ne sont pas qui ils sont. Ce sont les séquelles de ce qu’ils ont traversé.
Le problème, c’est que quand le trauma commence avant les mots, avant la conscience, avant toute possibilité de nommer ce qu’il se passe, il ne laisse pas de souvenir mais des réflexes, des réactions. Des schémas qui semblent innés parce qu’ils précèdent tout langage.
On ne cherche pas d’où ça vient. On croit que c’est nous.
On consulte pour de l’anxiété. Pour de la dépression. Pour des douleurs chroniques sans cause identifiée. Et souvent, ni le patient ni le praticien ne fait le lien avec ce qui s’est passé des décennies plus tôt, parce que le trauma lui-même est invisible, enkysté, hors de portée de la mémoire consciente.
Guérir ne commence pas par se souvenir. Ça commence par comprendre que ce qu’on a cru être soi, n’était peut-être pas soi.
🔗 Mon histoire complète est dans mon dernier article Substack. Lien en bio.
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