18/10/2026
Ma bichette,
En écrivant ce surnom par lequel j’aimais te nommer depuis que tu étais « grande », les larmes coulent.
La maman en moi pleure, celle qui avait projeté un tas de rêves pour toi pleure.
Les buts pour lesquels la maman se battait pour et avec toi, sont avortés.
Tant de combats, d’énergie déployés pendant un peu plus de 18 ans.
Être ta maman sur terre n’a pas été simple, tu m’a souvent poussé dans mes retranchements, piquant mon hypersensibilité, m’amenant à descendre encore et encore vers le noyau de qui je suis réellement.
Être ta maman alors que tu es passée de l’autre côté du voile est un réel challenge. Challenge dont je n’avais très certainement pas mesuré la dimension quand nous n’étions toutes les deux « que » deux âmes voulant apprendre et « grandir ».
Voici aujourd’hui 11 semaines que tu es partie.
Il y a un peu plus de 18 ans, lorsque tu étais dans mon ventre à 11 semaines, une étape était franchie : tu passais officiellement d’embryon à fœtus !
C’est ce que je vis, une étape.
Oui aujourd’hui dimanche 18 octobre, l’annonce de ce dimanche 2 août revient en image, en ressenti. Les heures, les minutes qui constituent le film de cette journée défilent mais la douleur est moins terrassante.
Le processus du deuil avance soutenu par le travail du deuil que j’ai courageusement entrepris.
Oui j’ai entrepris ce travail qui est un chemin en faisant beaucoup plus de place à mon âme qui est directement en lien avec la tienne.
Et nos deux âmes ont tellement d’Amour l’une pour l’autre.
L’amour entre nous quand tu étais encore sur terre, il y en avait beaucoup.
Nous partagions, entre autres, notre amour pour les animaux.
Le monde du cheval, de l’équitation était celui où tu pouvais le plus le montrer.
Nous en avons passé des heures ensemble dans les écuries, les cours, les stages, les concours !
J’ai appris, lorsque tu étais à shetland à brosser, curer les pieds, seller etc…
C’est là aussi où j’ai appris à faire confiance à ma capacité à travailler avec l’énergie.
C’est «ta » ponette de l’époque qui m’a « éduqué » et me demandait ce dont elle avait besoin pour que vous puissiez exceller ensemble.
Vous avez formé un tel beau duo qui vous a amené toutes les deux à être ensemble championne de France.
Aujourd’hui, je me souviens avec nostalgie, de ces nombreuses années où nous nous levions les dimanches entre 4h et 6h du matin pour partir en concours.
Tu m’avais demandé, il y a quelques mois, si je n’aimerais pas apprendre à monter à cheval pour que l’on puisse partir en balade toutes les deux.
Je t’avais répondu : « oui, finis d’abord ta dernière année d’apprentissage, ça me laisse le temps de soigner mon genou et de me renflouer financièrement. »
Alors, depuis ce début octobre, mon genou va mieux et sans attendre de me renflouer financièrement, pour nourrir cet amour terrestre, pour prendre soin de la maman endeuillée, j’ai replongé dans le monde de l’équitation et j’ai commencé des cours avec celle qui était ta coach et qui était tellement fière de toi !
Je sais que tu es là quand je monte, à la fois amusée, moqueuse et fière de moi.
Car oui je sais que tu étais fière de ta maman et je suis fière d’avoir le courage de tenir mon engagement d’apprendre à monter et ainsi, un jour, nous pourrons partir en balade toutes les deux.
Je t’aime ma bichette, au-delà du temps et de l’espace.
Merci à toi d’avoir été présente ce dimanche 11 octobre.
Après la promenade avec ta chienne, Céleste, je t’ai perçue dans la voiture et tu ne m’as pas quitté de la matinée et tu as amené une telle puissance d’Amour aux participants du stage !
Je commence à percevoir le pourquoi de cette épreuve.💛💛