10/16/2026
« Non, ça va. » « Je gère. » « C'est pas si grave. »
On les dit tous, ces phrases-là. Le déni, ce n'est pas de la mauvaise foi : c'est un mécanisme de défense. Quand la vérité fait trop mal, l'esprit la met de côté pour survivre. Sur le moment, ça protège.
Mais quand il s'installe, le déni coûte cher :
💔 Il isole — l'entourage se heurte à un mur et finit par s'éloigner.
🏥 Il retarde les soins — ce qu'on refuse de nommer, on ne peut pas le soigner.
💼 Il épuise — « je gère », dit en serrant les dents, jusqu'au jour où le corps tranche.
Et face au déni d'un proche ? Ne pas le brusquer. Un déni confronté de force se referme encore plus fort. Nommer ce qu'on observe, sans juger. Laisser une porte ouverte.
Le déni n'est pas l'ennemi. C'est un signal : « ici, il y a quelque chose qui fait mal ». L'écouter, c'est déjà commencer à s'en libérer.
Parler vrai. Agir autrement. 💛
— Extrait de ma chronique « Le déni : ce qu'il nous coûte au quotidien ».